La CGT, Sud et FO appellent à la grève le 31 mars. Mais, cette fois, l'Unsa et la CFDT n'ont pas déposé de préavis. Les deux syndicats ne souhaitaient pas voir la défense des conditions de travail des cheminots éclipsées par les critiques contre le projet El Khomri.
 
Seul le syndicat Sud (troisième force) a déposé un préavis national, selon la SNCF. Il court sur deux mois, du 30 mars 19h00 au 31 mai 8h00.
 Mais la CGT (premier syndicat) a lancé au total "85 préavis locaux et régionaux" couvrant l'ensemble du territoire, de mardi soir à jeudi, et FO (non représentatif) des préavis dans 9 régions, a précisé à l'AFP l'entreprise. 
 
La CGT, comme Sud, font le lien entre les négociations en cours sur de nouvelles règles d'organisation du travail pour les cheminots et le projet de réforme du code du Travail : avec les bases de la future réglementation commune aux travailleurs du rail (privé/SNCF) posées par le gouvernement, "on est dans la même logique que pour la loi El Khomri, baisse des conditions sociales, augmentation de la productivité, de la flexibilité et de la précarité", écrit Sud dans un tract.
 
"Le gouvernement et la direction du groupe public ferroviaire, qui n'est certainement pas neutre dans la rédaction de ce décret (devant être publié d'ici à juillet, ndlr), veulent abaisser les normes des conditions de travail des cheminots qu'ils considèrent comme une charge pour les comptes du Groupe", estime également la CGT.

(AFP)