Le budget transports 2016, voté le 6 avril 2016, s'élève à 1,4 milliard d'euros et demeure le premier poste de dépenses de la région Île-de-France (27,9%).
 
Le conseil régional a voté un budget de 47 millions d'euros pour "lutter contre la congestion routière" et tenter de faire sauter des points noirs qui sont source de pollution, selon le vice-président aux Transports Stéphane Beaudet (LR). "Beaucoup n'ont pas d'autre choix que de prendre leur voiture, il faut arrêter de les punir", a-t-il ajouté.
 
L'enveloppe route prévoit ainsi de participer à une déviation de la RN19 à Boissy-Saint-Léger (Val-de-Marne), élargir la Francilienne entre l'A4 et la RN4 en Seine-et-Marne ou s'attaquer au point noir du pont de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne). 

L'ex-vice-président Transports de la Région, Pierre Serne (EELV), a dénoncé "le retour affiché de la route, à l'inverse total du sens de l'histoire et de la science, et de ce que font toutes les grandes métropoles mondiales".

Les mobilités durables à la peine
 
Les 600 millions (+9%) dédiés aux investissements serviront à poursuivre des chantiers déjà lancés :
- le tram train TLN Epinay-Le Bourget (prévu pour être achevé en 2017) ;
- le prolongement de la ligne 14 à Mairie-de-Saint-Ouen (2019) ;
- le prolongement de la ligne 11 à Rosny-Bois-Perrier (2022) ;
- des bus en site propre TZen de desserte locale
La nouvelle Région lance en revanche – en partenariat avec l'Etat et les autres collectivités – l'électrification de la ligne ferroviaire P sur la branche Paris-Provins.
 
Pierre Serne déplore également la remise en cause du prolongement du T1 à l'Est : "il est inadmissible de faire des économies en reportant des projets lancés simplement pour gâter certaines maires. Des dizaines de milliers d'habitants du 93 attendent pourtant le T1". Idem pour les politiques de mobilité durable. "Par exemple, 7 millions en moins pour les pistes cyclables, cela veut dire plus de 100 kilomètres de pistes qui ne seront pas construites cette année", a regretté Pierre Serne.
 
Concernant le passe Navigo à tarif unique, Valérie Pécresse rappelé avoir "un engagement" du Premier ministre Manuel Valls de trouver des ressources pérennes pour le financer, "je lui fais confiance".
 
Enfin, les 800 millions d'euros en fonctionnement sont quasiment absorbés par la contribution régionale de 645 millions d'euros au Stif (Syndicat des Transports en Île-de-France).

Florence Guernalec (d'après AFP)