Suppression du bouchon ferroviaire de Bordeaux, réfection de la gare Saint-Jean et rénovation des rames Intercités de la ligne Bordeaux-Marseille-Nice. La mise en service de la LGV Tours-Bordeaux en juillet 2017  induit un certain nombre d'investissements pour la SNCF et ses partenaires publics.
 
Ainsi, à partir du 18 avril 2016, Gares et Connexions entame les travaux d'embellissements du Hall Louis Armand (Hall 1), puis du Hall 2 à partir du 4e trimestre. Des travaux qui font suite à l'extension de la gare côté Belcier depuis octobre 2015 et à la rénovation de la grande Halle Voyageurs démarrée en mars 2015...
 
Les travaux de réfection de la gare bénéficient d'un financement public à hauteur de 55,98 millions d'euros dont l’État (dans le cadre du contrat plan État-Région à hauteur de 9,81 M€), la Région Aquitaine (idem), Bordeaux Métropole, la Ville de Bordeaux et l’EPA Bordeaux Euratlantique.
 
Une capacité de la ligne renforcée
 
Début mai 2016, le bouchon ferroviaire sera supprimé avec le raccordement des deux voies de la ligne Bordeaux-Nantes aux deux nouvelles voies (voir ci-dessous). Aujourd'hui, les trains qui arrivent de Nantes rejoignent la voie unique des trains venant de Paris, ce qui crée un goulot d'étranglement. Deux voies supplémentaires ont été ajoutées jusqu’à Cenon, sur environ 5 kilomètres, ce qui va permettre d'augmenter la capacité de la ligne, mais également de développer le trafic TER et fret.
 
La phase 1 (235 millions d’euros courants), de la gare Saint-Jean jusqu’à l’ancienne gare de la Benauge, a été cofinancée dans le cadre du Contrat de Plan État-Région Aquitaine 2000-2006. y ont souscrit : l’Union Européenne, l’État, le Conseil régional d’Aquitaine, le Conseil général de la Gironde, la Communauté urbaine de Bordeaux et RFF (SNCF Réseau).

La phase 2 (220 millions d’euros courants), de l’ancienne gare de la Benauge jusqu’à Cenon à l’intersection des lignes vers Paris et vers Nantes, s’inscrit dans le programme de la ligne à grande vitesse entre Tours et Bordeaux. Cette phase est prise en charge par l’Union Européenne, l’État, les collectivités territoriales et SNCF Réseau.
 
Les Intercités bénéficient de l'effet LGV
 
Enfin, la SNCF annonce également la rénovation de l'intégralité de ses rames Intercités sur la ligne Bordeaux-Marseille-Nice par le Technicentre industriel Charentes-Périgord SNCF, sur le site de Périgueux. A ce jour, 5 rames (30 voitures) ont été entièrement rénovées.

Pour l'Euro 2016, 2 rames supplémentaires seront en circulation pour un total de 12 (environ 80 voitures) à la fin 2016. Les toutes dernières seront livrées à la fin du premier trimestre 2017. Ainsi, la SNCF annonce que le parc de ces Intercités sera entièrement rénové "pour l'ouverture de la LGV en juillet 2017".
 
Le coût de la modernisation de ces rames s'élève à 400 000 euros par voiture, soit un total de 52 millions entièrement financés par l'État, autorité organisatrice des TET (trains d'équilibre du territoire)

Florence Guernalec