Ce mouvement social, le troisième en huit semaines, était suivi par un cheminot sur deux à la mi-journée – et jusqu'à 70% des personnels roulants –  selon les syndicats. Ces derniers évoquent une mobilisation légèrement supérieure à celle enregistrée lors de la précédente grève unitaire du 9 mars.
 
La direction faisait en revanche état d'une mobilisation "en baisse" de 11,6 points, à 23,9%. Le 9 mars, seulement un tiers des trains avaient circulé. La direction avait recensé alors 35,5% de grévistes, tandis que les syndicats évoquaient plus de 60% des conducteurs et contrôleurs mobilisés.
 
En tout cas, avec cette nouvelle mobilisation, CGT, Unsa, Sud, CFDT ainsi que FO et First (non représentatifs) entendent peser sur les négociations en cours concernant l'harmonisation des règles de travail dans le secteur ferroviaire en vue de l'ouverture à la concurrence, alors qu'une nouvelle séance de discussion se tenait mardi au niveau de la branche. Ils refusent "un dumping social".
 
Une centaine de cheminots, en majorité de Sud Rail, rejoints par une vingtaine d'étudiants dans un cortège baptisé "train de la colère", se sont réunis gare d'Austerlitz avant de rejoindre la gare de Lyon, puis la Défense où se tenait la réunion de négociations de branche, a constaté un journaliste de l'AFP.

Florence Guernalec (d'après AFP)