Baptisé "Night Tube", ce nouveau service concerna dans un premier temps les lignes Central et Victoria, qui traversent la capitale britannique sur les axes est-ouest et nord-sud. Il sera ensuite étendu au cours de l'automne aux lignes Jubilee, Northern et Piccadilly.
  
Le service de nuit consistera en un train toutes les dix minutes environ les nuits du vendredi et du samedi. Aujourd'hui, le métro londonien arrête de rouler autour de 01H00 du matin le week-end et autour de minuit en semaine.
 
Un soutien à l'économie et à l'emploi
 
"Le Night Tube est crucial pour la mise en œuvre de mon projet de soutenir et faire croître l'économie nocturne londonienne", a déclaré Sadiq Khan, le nouveau maire travailliste de Londres, élu le 5 mai.
 
Son entrée en service, une promesse de l'ancien maire conservateur Boris Johnson, pourrait permettre de créer près de 2 000 emplois, indique un rapport sur les retombées économiques du Night Tube publié par TfL, la régie des transports en commun londoniens.

Une annonce perturbée par des grèves

Initialement prévu pour le 12 septembre 2015, son lancement avait été reporté en raison d'un mouvement social des employés de TfL, inquiets quant à l'impact potentiel du nouveau service sur leurs conditions de travail. Plusieurs grèves avaient affecté l'été dernier le fonctionnement du métro, créant une véritable pagaille dans les rues de la capitale britannique.

Le syndicat RMT du métro londonien a d'ailleurs appelé, le 24 mai 2016, à une grève. "Des questions majeures n'ont toujours pas été résolues au sujet des besoins en personnel pour le service de nuit et sur la question de larémunération variable", a expliqué le secrétaire général du syndicat le plus puissant du métro de Londres, Mick Cash.
 
A Paris, le contexte social actuel ne s'y prête pas. Cependant, le programme commun PS-EELV au municipales de 2014 prévoyait l'extension des horaires du métro la nuit. Une promesse réitérée par sa maire Anne Hidalgo en février 2015 mais depuis, celle-ci s'est davantage exprimée pour s'opposer au travail le dimanche...

Florence Guernalec (avec AFP)