L'Unsa, deuxième force syndicale à la SNCF, a annoncé à l'AFP qu'elle maintenait son appel à la grève reconductible à partir de mardi soir. Dans un communiqué distribué au cours d'une conférence de presse lundi, la CFDT (4e force syndicale) a en revanche décidé de lever son appel à la grève, jugeant "le point d'équilibre (...) atteint" après une réunion de négociation"qui s'est tenue samedi", "à l'issue de laquelle un relevé de décisions a été acté".

"Les propositions de remise en cause globale de l'encadrement des repos des personnels roulants ont été écartées après des discussions argumentées très intenses", a-t-elle précisé, appelant les cheminots à "assurer l'ensemble du service ferroviaire".

Le "relevé de décisions", présenté par les deux syndicats réformistes comme les "nouvelles propositions" de la direction de la SNCF, est un "document qui émane des pouvoirs publics", a indiqué à l'AFP une source proche du dossier.

Selon cette source syndicale, le document a été "transmis par la direction de la SNCF, mais c'est un texte imposé par le ministère, que la direction ne veut pas assumer".

Pour peser sur les négociations, les quatre syndicats représentatifs de la SNCF (CGT, Unsa, Sud et CFDT) avaient menacé d'une grève reconductible à compter de mardi 19H00. La CGT-Cheminots et Sud-Rail y ont joint la revendication du retrait de la loi travail.

(AFP)