Il n'existe encore que sous forme d'images de synthèse. C'est donc équipé de lunettes 3D que Valérie Pécresse présidente de la région Île-de-France, entourée d'Elisabeth Borne PDG de la RATP, Philippe Yvin président du directoire de la Société du Grand Paris et Henri Poupart-Lafarge PDG d'Alstom, ont découvert le design du nouveau métro proposé par Alstom pour équiper la ligne 14.

Un design aux formes épurées, une signature lumineuse par des LED sur les faces avant et arrière et toujours de larges baies vitrées. Le design extérieur de ces nouvelles rames, proposé par Alstom, qui a travaillé en étroite collaboration avec les designers de la RATP en respectant "la plateforme design du Stif", reste relativement classique à cause des contraintes liées à ce type de matériel.

Effet boomerang

En revanche, l'aménagement intérieur est plus novateur : les espaces voyageurs "ont été dessinés autour de la thématique de l'alcove, créant à la fois convivialité ou intimité", explique-t-on chez Alstom. Ces espaces dédiés avec des sièges en forme de "boomerang" (une assise aux formes arrondies) améliorent la fluidité et la capacité des rames. Elles sont dotées d'un éclairage intérieur  à LED et d'un système d'air réfrigéré. Le freinage 100% électrique, permet de récupérer l'énergie tout en limitant l'émission de particules fines des freins mécaniques. Résultat, une réduction jusqu'à 20% de la consommation électrique.

Ces rames sont destinées à équiper la ligne 14 du métro parisien dans le cadre de son prolongement vers le nord (Saint-Lazare – Mairie de St-Ouen) et pour accroître sa capacité. Ce sont, en effet, des trains de 8 voitures contre 6 actuellement.

Un contrat à 2 milliards d'euros

En 2015, Alstom a remporté auprès de la RATP
un contrat cadre portant sur la livraison d'un maximum de 217 trains MP14 sur 15 ans pour un montant total de 2 milliards d'euros. La première tranche ferme compte 35 trains. Avec les tranches optionnelles, la RATP pourra compléter la ligne 14 quand celle-ci sera prolongée au sud vers Orly et équiper les lignes 4 et 11.  

Plusieurs sites d'Alstom en France participent à ce projet : Valenciennes pour les études, l'intégration, la validation et les essais ; le Creusot pour les bogies ; Ornans pour les moteurs ; Villeurbanne pour l’électronique embarquée ; Aix-en-Provence pour l’informatique de sécurité ; Tarbes pour la traction ; Reichshoffen pour les études de collision et Saint-Ouen pour le design. "Grâce à ce projet, plus de 2 000 emplois sont pérennisés en France chez Alstom et ses fournisseurs" a souligne Henri Poupart-Lafarge, PDG d'Alstom.

Robert Viennet