Un porte-parole du syndicat a précisé à l'AFP qu'il ne "lèverait formellement son préavis qu'après l'ultime table ronde de négociation avec la direction" que le syndicat demande "d'avancer à vendredi" 3 juin, au lieu de lundi 6. Après le retrait de la CFDT le 30 mai et celui maintenant de l'Unsa, les seules organisations représentatives à la SNCF appelant encore à la grève reconductible sont la CGT-cheminots et SUD-rail.

Mercredi 1er juin au soir, la direction a transmis aux syndicats un premier projet d'accord sur l'organisation du temps de travail. Ce texte était censé reprendre le "relevé de décisions" arraché à la SNCF par le gouvernement au cours du week-end, et qui conforte l'essentiel du régime de travail actuel des cheminots.

Mais, constatant des "écarts significatifs" entre les deux textes, l'Unsa indique avoir repris jeudi 2 juin au matin les discussions et au final obtenu "les éclaircissements exigés". Elle réclame maintenant "l'accélération des négociations de l'accord d'entreprise avec toutes les organisations syndicales représentatives", et notamment la CGT et SUD, exclus des tractations du week-end.

De leur côté, la CGT-cheminots et SUD-rail demandent toujours la réouverture des négociations sur une convention collective commune au secteur (fret/voyageurs, privé/SNCF), pour lesquelles l'UTP (regroupant SNCF et entreprises privées) a déjà transmis un projet d'accord soumis à signature d'ici au 8 juin.
 
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Grève à la SNCF : le point sur la participation
 
Le vendredi 3 juin, le taux de participation (1) était de 10,5% des personnels contre 15,2%  jeudi et 17% mercredi, selon la direction de la SNCF.


 
Les conditions de trafic étaient similaires à celles de jeudi et mercredi avec seulement 40% des Transiliens et RER en Ile-de-France, un tiers des Intercités, la moitié des TER en circulation et six TGV sur dix, selon la SNCF.

(AFP)

 
(1) Ce taux de participation n’est pas une estimation, mais le décompte réel à partir des prises de service, toutes les entités de l’entreprise fournissant leurs résultats et la compilation des données étant faite par les pôles ressources humaines des établissements.
Cette méthode est constante depuis 10 ans. Le processus de comptage est certifié par un organisme externe, précise la direction de la SNCF.