Depuis 2006, les effectifs du transport public urbain de province progressent régulièrement du fait de l’augmentation de l’offre. En 2015, les recrutements se sont poursuivis : le secteur a embauché plus de 2600 personnes. Les départs en retraite et, dans une moindre mesure, les créations d’emplois expliquent ce volume d’embauches.
 
Le
(1) publié par l'Union des transports publics et ferrovaires (UTP) confirme les caractéristiques déjà connues du secteur : des contrats essentiellement en CDI (95% des salariés) et à temps plein (95% des emplois).
 
La féminisation de la profession progresse avec 19% des effectifs, soit une augmentation de 25% au cours de la dernière décennie. L'UTP rappelle que "la profession s’est engagée à poursuivre la féminisation de ses effectifs en signant, en 2014, le plan sectoriel en faveur de la mixité et l’accord de mise en œuvre du pacte de responsabilité".
 
L'autre fait notable concerne l'investissement des opérateurs dans la formation professionnelle. En 2015, 67,8% des salariés ont effectué une formation, soit une hausse de 4,3 points par rapport à 2014. Le secteur a consacré 64 millions d’euros à la formation, soit 4,1% de sa masse salariale. C’est plus du double de ses obligations conventionnelles (1,9% de la masse salariale) et un taux supérieur à ses obligations légales (1,6% de la masse salariale).
 
F.G.

 
(1) Le bilan social 2015 a été réalisé à partir d’une enquête de l’UTP auprès de 128 entreprises (hors RATP et SNCF), totalisant 47 955 salariés, soit plus de 90 % des effectifs de la profession soumis à la convention collective nationale des réseaux de transports publics urbains de voyageurs.