La grève des cheminots n’était toujours pas terminée jeudi 9 juin. En Île-de-France, à la veille de l'ouverture de l'Euro de football, seul un train régional sur deux en moyenne circulait. Mais l’heure des comptes se profile entre la SNCF et son autorité organisatrice, le Syndicat des transports d'Île-de-France (Stif).
 
“Le Stif ne va rien payer, a indiqué sa présidente Valérie Pécresse, lors d'une conférence de presse à la mi-journée. En revanche les usagers vont être indemnisés par la SNCF pour les retards et pour toutes les fois où le service minimum n’a pu être assuré, en particulier sur les lignes, P, C, D et B et peut-être d'autres."
 
Pour cela, Valérie Pécresse a demandé à la SNCF de "faire toute la transparence sur la réalité du service effectué", assurant par ailleurs que les relations avec la SNCF sont "constructives".

En effet, le matin même, lors d’une visite de la ligne C en phase de réouverture après remise en état post inondation, le directeur de SNCF Transilien, Alain Krakovitch, a détaillé ce que l'entreprise publique allait devoir payer.

Des pénalités contractuelles à verser au Stif

Outre ce dédommagement direct aux voyageurs pour "toutes les fois où le service minimum n'a pas pu être respecté", l'opérateur va devoir verser des pénalités contractuelles dues au Syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif). Et la facture risque d'être salée.

"On paie déjà plusieurs millions d'euros de pénalités au Stif chaque année", a indiqué le patron de Transilien, assurant qu'un bilan sera établi "ligne par ligne" quand la grève sera finie.
 
Les particuliers devront, pour leur part, demander des remboursements individuels, selon les modalités habituelles en cas de retard supérieur à 10 minutes ou d'annulation de leur train.
 
Ces frais alourdiront le coût global de la grève, estimé par la SNCF à "plus de 20 millions d'euros par jour" au niveau national, a rappelé Alain Krakovitch.

Marc Fressoz