"Les autobus ne sont responsables que de 1,5% des émissions polluantes", rappelait le délégué général du Groupement des autorités responsables de transport (Gart), Guy Le Bras, au Salon transports publics 2016. Ainsi, le Gart déplore, dans un communiqué, que les certificats qualité de l'air Crit’air définis par le ministère de l'Environnement, qui classent les véhicules suivant leur niveau d'émission de polluants atmosphérique, intègrent les véhicules de transports collectifs réguliers ou à la demande.  

L'association d'élus estime, en effet, qu'il ne faut pas exclure les bus des zones à circulation restreinte (ZCR) qui seront par nature réservées aux véhicules les moins polluants. Le Gart rappelle que la loi sur la Transition énergétique prévoit que les réseaux de transport public n'auront obligation d'acheter des bus "à faibles émissions de polluants" qu'à compter de 2025 (50% au moins des bus achetés à partir de 2020).  

"... l’acceptabilité d’une zone à circulation restreinte est largement conditionnée à l’existence d’une offre de déplacement performante alternative à la voiture individuelle au sein de la zone, dont les transports collectifs constituent le pilier", souligne le Gart dans son communiqué.  

Dans cet esprit, l'association d'élus demande une dérogation au sein du décret relatif aux zones à circulation restreinte qui sera prochainement publié, afin que toutes les classes de véhicules de transport collectif de personnes puissent accéder aux ZCR.

En outre, le Gart "tient à rappeler l’importance d’attribuer aux véhicules utilisant des technologies telles que l’hybride, le GNV et le GPL, le même certificat que les véhicules électriques et hydrogène".  

Un étude comparative sur les coûts

Au même moment, son partenaire la Centrale d'achat du transport public (CATP) vient d'actualiser son
. Ce benchmark montre des écarts très significatifs en termes de coût global (acquisition, exploitation et maintenance). Par exemple, pour un véhicule standard de 12 mètres avec un niveau d’équipement identique, la CATP estime le surcoût par rapport au diesel à 8% pour le GNV,  34% pour l’hybride, et entre 105% et 126 % pour l’électrique selon que les batteries sont achetées ou louées (cf. page 16).

De quoi faire réfléchir les autorités responsables de transport que représente le Gart. L'association d'élus a profité du Salon transports publics 2016 pour dévoiler les résultats de l'appel à manifestation d'intérêt lancé avec la CATP pour recueillir les besoins actuels et futurs des réseaux en matière de véhicules propres. Résultat, 47 autorités organisatrices ont répondu. Pour l'instant, la demande se porte très majoritairement sur les bus électriques (3500 véhicules). Le reste se partage entre le gaz (1800) et les autres motorisations (200)...

Florence Guernalec