"Nos entreprises, dans le contexte actuel (...), entre les attentats, la loi El Khomri, les inondations, n'en peuvent plus et sont totalement opposées à cette augmentation du versement transport", a déclaré à l'AFP Eric Berger, président du Medef Île-de-France. L'organisation patronale s'insurge contre cette hause actée dans le protocole signé le 27 juin 2016 entre l'État et la Région qui prévoit "notamment une harmonisation progressive des taux applicables dans les départements de la petite couronne".
  
"A une période où le gouvernement a décidé de baisser les charges des entreprises, il se trouve qu'en Île-de-France, on est train de matraquer une nouvelle fois" ces entreprises, a déploré M. Berger. Déjà pour financer le passe Navigo à tarif unique, une hausse du versement transport avait été actée en novembre 2014 entre la CCI de Paris Île-de-France et la Région avec une augmentation de 0,13% en moyenne dans les zones 1 et 2   sur la période de la convention. Cette hausse devait cependant être compensée par une baisse du montant de remboursement de l'abonnement dézoné dont le prix était désormais limité à 70 euros par mois (entre 70 et 80 millions par an).
  
Ainsi, Eric Berger réclame que le Medef puisse "participer au conseil d'administration du Syndicat des transports d'Île-de-France (Stif)". "Ça nous permettrait de voir clairement au niveau du Stif les budgets, les financements", a-t-il expliqué. "Il faut que nous soyons partie prenante car on ne peut pas mettre les entreprises devant le fait accompli", a insisté le responsable patronal.

Florence Guernalec (avec AFP)

 
La fermeture annoncée de la voie Georges Pompidou ne passe pas non plus

Le Medef Île-de-France est également vent debout contre le projet de la Ville de Paris de fermer les voies sur berges rive droite. S'appuyant sur l'étude d'impact de la mairie, l'organisation patronale explique que "l’accroissement du temps de transport pour traverser le secteur aura des implications économiques considérables liées à la congestion du trafic francilien, sans compter les salariés qui passent déjà près de 1h30 par jour dans les transports pour se rendre sur leur lieu de travail".
 
"Qui peut sérieusement croire que multiplier les embouteillages permettra de diminuer la pollution ?", s'interroge Eric Berger dans un communiqué daté du 9 juin 2016. L'organisation patronale souligne que "les intempéries inédites de la semaine dernière aboutissant à la fermeture inopinée des voies sur berges traduisent dès à présent des difficultés de circulation à venir dans le cadre du projet de la mairie de Paris".