"Les recettes n'ont pas progressé autant que nous l'espérions", notamment en raison d'une baisse du trafic depuis les attentats de novembre en France, selon la directrice générale France de Transdev Laurence Broseta, citée par le journal .
 
En outre, la compagnie rencontre des "difficultés opérationnelles, à cause des travaux effectués sur le réseau ou des contrôles renforcés à la frontière du fait des migrants, qui provoquent des retards", a ajouté Mme Broseta.
 
Autre raison qui a dû jouer dans la balance, le changement de cadre social. En effet, aujourd'hui l'accord d'entreprise s'inspire de l'accord fret. Or l'accord de branche sur l'organisation du temps de travail qui va s'appliquer à partir du 1er juillet 2016 est largement fondé sur les conditions de travail de nuit à la SNCF, des conditions bien moins favorables pour l'opérateur privé...
 
En conséquence, a-t-elle poursuivi, "nous avons décidé de nous désengager de Thello", dont Transdev détient 30% aux côtés de la société de chemins de fer italienne Trenitalia, et qui exploite des liaisons entre la France et l'Italie depuis décembre 2011. Selon Mme Broseta, Trenitalia "a compris nos raisons et nous restons en bons termes". La décision devrait devenir "effective d'ici deux ou trois mois".
  
Le groupe de transport entend maintenant recentrer ses ambitions ferroviaires en France sur le marché des trains régionaux (TER) qui va s'ouvrir à la concurrence, notamment avec la mise en place d'expérimentations sur certaines lignes. "Nous avons le sentiment sur ce sujet d'être de plus en plus entendus", a expliqué Mme Broseta.

Florence Guernalec (avec AFP)