Le bilan de la catastrophe ferroviaire qui s'est produite dans la matinée du mardi 12 juillet dans le sud de l'Italie s'annonce très lourd. Les autorités ont comptabilisé vingt trois décés et cinquantaine quatre blessés. Deux trains régionaux se sont heurtés frontalement alors qu'ils circulaient à vitesse élevée. Les deux rames se sont retrouvées nez-à-nez sur une voie unique entre Barletta et Bari, dans la région des Pouilles.

Les deux trains en cause ainsi que le réseau sont exploités par la societé locale Ferrotramviaria SPA, appartenant à Ferrovie del nord  Barese, une compagnie privée constituée en 1937 qui exploite des trains locaux ainsi que des services d'autocars pour le compte d'autorités organisatrices. Les chemins de fer publics du groupe Ferrovie dello Stato ont proposé leur aide.

L'origine de cette catastrophe, qui représente l'un des pire scénarios, n'est pas déterminée à ce stade. A première vue, la voie n'est pas en cause. C'est probablement une défaillance dans la signalisation ou une erreur humaine qui a pu générer cette collision frontale.

Cet accident présente des similitudes avec celui qui s'est produit en Allemagne en février 2016 sur une ligne régionale où circulent des trains exploités par une filiale de Transdev. Une erreur humaine imputable au gestionnaire du réseau, DB Netz, était directement à l'origine de cet accident mortel.

Dans les Pouilles, la voie unique devait être doublée, l'Union européenne avait débloqué des fonds mais le projet ne s'est pas concrétisé.

Marc Fressoz