Bellecour est la dernière station "historique" à être rénovée. Celles de Part-Dieu Vivier Merle, Hôtel de ville Louis Pradel sont terminés et les travaux de Charpennes-Charles Hernu doivent s'achever cet automne 2016. Montant total de l'opération : 6 millions d'euros (HT) pour le Sytral. L'autorité organisatrice revendique être propriétaire d'un patrimoine de plus de 4 milliards d'euros qui comprend les stations, dépôts, bureaux et le matériel roulant du réseau TCL (1,7 million de  voyageurs qutotidiens).
 
La rénovation des stations "historiques", construites dans les années 70-80, s'appuie sur une charte commune conçue par l'architecte Bruno Dumetier. Celle-ci s'inspire du mobilier urbain (arrêts de bus et de tramway) du réseau de transporte en surface.
 
Les nouveaux aménagements comportent les caractéristiques suivantes :
- des parois dotées de consoles métalliques, sur lesquelles s’accrochent les éléments du mobilier (assises, appuis assis-debout, panneaux d’information, etc.) – ce nouveau principe d’accrochage permet de faire évoluer et de moduler à souhait l’aménagement de la station ;
- un faux-plafond tubulaire qui vient éclaircir les quais du métro et ainsi renforcer le sentiment de sécurité ;
- un bandeau support du nom de la station, rétroéclairé grâce à ses panneaux LED, complète l’éclairage de station
 
Les travaux n'engendrent pas d'impact sur l'exploitation du réseau opéré par Keolis puisqu'ils se déroulent la plupart du temps de nuit, souligne le communiqué du Sytral.
 
Des trains longs en test
 
Dans le cadre de cette politique de modernisation de ses infrastructures et équipements, le Sytral a expérimenté, au mois de juillet 2016, des trains longs (72 mètres) sur la ligne D du métro. Ces rames peuvent accueillir 750 voyageurs, soit le double de la capacité actuelle. Il s'agissait de trains composés de quatre voitures au lieu de deux. L'objectif ? Répondre à la hausse continue de fréquentation du métro (près de 20% entre 2009 et 2015).
 
Le Sytral développe le projet Avenir Métro, inscrit dans le plan de mandat 2015-2020. A horizon 2019, ce projet doit notamment permettre d'augmenter la capacité des rames aux heures de pointe des lignes B (+40%), D (+15%) et A (+ 12%).
 
Les essais menés en conditions réelles au mois de juillet, complètent ainsi les tests préliminaires déjà réalisés  depuis 18 mois la nuit sur le réseau.
 
Florence Guernalec