Réseau Ferré de France (RFF) "finalise le contrat de concession avec le groupement Liséa, conduit par Vinci, afin de lancer les travaux de réalisation  de la nouvelle infrastructure en vue d'une mise en service à l'horizon de la  fin 2016", indique un communiqué du ministère de l'Ecologie, du 11 mars 2011.
Une porte-parole de RFF observe que "le calendrier des travaux et de la mise en service de la ligne à grande vitesse entre Tours et Bordeaux n'a pas changé grâce aux mesures d'anticipation mises en oeuvre
par RFF".
 
La ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet et le secrétaire d'Etat aux Transports Thierry Mariani ont fait un point le 10 mars sur le financement avec les collectivités territoriales concernées par la LGV  Tours Bordeaux, tronçon central de la LGV Sud-Europe-Atlantique (LGV SEA) qui  devrait entrer en service d'ici à 2020.

50 minutes de moins entre Paris et Bordeaux

Le coût du tronçon Tours-Bordeaux est estimé à 6,7 milliards d'euros (aux conditions économiques de 2009), dont près de 3 milliards devraient provenir de l'Etat et des collectivités territoriales. Ces 302 km de ligne nouvelle doivent mettre Bordeaux à 2h05 de Paris, soit un gain de 50 minutes par rapport au temps de trajet actuel.

"L'Etat a confirmé sa participation, via l'Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF), à hauteur de 1,5 milliard d'euros", précise le communiqué.
Lors de cette rencontre, les partenaires ont adopté une déclaration commune de soutien au projet appelant les collectivités à confirmer leur participation "dans les tous prochains jours, afin de signer la convention de financement dans les meilleurs délais".


Financement

Les collectivités publiques (Etat et collectivités locales) et l'Union européenne doivent assurer 44,6% du financement tandis que le reste doit provenir de RFF (26,3%) et du concessionnaire (29,1%), selon un document fourni par RFF.

En contrepartie de la construction et de l'exploitation de la ligne pendant 50 ans, le concessionnaire "percevra les recettes de péages générées par la circulation des trains ainsi qu'une subvention d'équilibre versée par l'Etat, les collectivités territoriales partenaires et RFF", précise le ministère.

AFP