Les Français se disent prêts à changer leurs habitudes. En effet, selon ils souhaitent diversifier leurs modes de transports d’ici à 2019 (74%), envisagent de marcher ou d’enfourcher leur vélo plus souvent (51%) et sont prêts à utiliser davantage les transports en commun (31%). Ils envisagent également de recourir au covoiturage (22%), voire de limiter leurs déplacements en ayant davantage recours au télétravail (13%).
 
Mais quelles raisons les encouragent-ils à changer ? D’après le sondage, les personnes interrogées déclarent vouloir le faire pour réaliser des économies (55%), se maintenir en forme (42%), moins polluer (26%) et, enfin, lutter contre le réchauffement climatique (13%). 
 
Et tout le problème est là. En France, le secteur des transports était déjà responsable de 28,2% des émissions de gaz à effet de serre en 2014. Le transport routier représente à lui seul près de 93% des émissions du secteur, dont la moitié provient des véhicules particuliers.
 
L’usage dominant de la voiture solo

Ce sondage montre d’ailleurs l’usage encore dominant de la voiture individuelle. Les Français l’utilisent de manière régulière (89%) et de manière quotidienne (48%).

Le recours à la voiture individuelle, avec la plupart du temps un seul occupant, s’explique dans les zones peu densément peuplées et à faible maillage en transports en commun. Mais ce sondage révèle aussi que cette pratique reste fortement ancrée dans les comportements dans les agglomérations plus denses et mieux desservies par le transport public.
 
Reste que les Français en quête d’alternatives à la voiture solo pourraient tirer un triple bénéfice de leur engagement. Cela leur permettrait de faire des économies, d'améliorer leur santé et de diminuer leur impact sur l’environnement. Ça peut donner des idées...

Hadrien Baer


* Ce sondage a été réalisé auprès d'un échantillon de 1006 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, les 24 et 25 août 2016, selon la méthode des quotas, sur Internet.