Sans ce plan, "25% des lignes de la région étaient condamnées à la fermeture", dont une majorité en Auvergne, a souligné Laurent Wauquiez, président Les Républicains de l'institution régionale, lors d'une conférence de presse le 3 novembre 2016.

En mai, un rapport interne de SNCF Réseau commandé par les anciens exécutifs régionaux socialistes en Auvergne et Rhône-Alpes, et qui avait fuité dans la presse, avait tiré la sonnette d'alarme : sans investissement, les 1.336 kilomètres des petites lignes de la région, vieillissantes, étaient menacées.

Face à cette situation, la nouvelle majorité a décidé d'augmenter de 25% son effort d'investissement dans ce domaine par rapport à la précédente, à 111 millions, selon Laurent Wauquiez. L'État et SNCF Réseau vont également engager, respectivement, 50 millions et 38 millions d'euros, soit 10 millions et 25 millions de plus chacun.

Ce programme d'investissement, qui sera inscrit dans le contrat de plan État-Région (CPER) sur la période 2016-2020, permettra par exemple de rouvrir la ligne de fret Volvic-Mont-Dore pour le transport des eaux minérales ou de maintenir certaines lignes très fréquentées comme Lyon-Bourg-en-Bresse (3.900 passagers/jour).

Certaines lignes ont 70 ans, il y a donc des voies à refaire complètement, des ponts ou des tunnels à consolider, indique SNCF Réseau.

Deux lignes en revanche ne pourront pas être sauvées, Oyonnax-Saint-Claude et Boën-Thiers, qui transportaient environ 30 voyageurs par jour et auraient nécessité des dizaines de millions d'euros de rénovation.

AFP