Le niveau de particules fines demeurait élevé, le lundi 12 décembre 2016, dans une grande partie de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Une nouvelle dégradation est attendue, mardi 13 décembre 2016, en raison d'une stabilité des conditions météorologiques. En conséquence, les interdictions de circulation vont monter en puissance dans l'agglomération grenobloise.

Depuis samedi, les voitures de plus de 20 ans, les poids lourds et autocars antérieurs à 2001 (sans distinction de motorisation) ainsi que les deux-roues datant d'avant 2000, n'ont déjà plus le droit de circuler dans les 49 communes de la métropole grenobloise, ni sur les axes autoroutiers y menant.

Les vignettes à la place de la circulation alternée

A partir de mardi, les véhicules munis des certificats "qualité de l'air" numérotés 4 et 5 (voitures diesel de plus de 10 ans, poids lourds et autocars diesel immatriculés avant le 1er octobre 2009 et deux-roues immatriculés avant le 1er juillet 2004) seront aussi invités à rester au garage.

En tout, 26% du parc automobile de la métropole sera interdit à la circulation. En contrepartie, les transports en commun et les vélos en libre-service seront gratuits.

Grenoble est la première ville à avoir mis en place ce dispositif que le gouvernement souhaite généraliser et qui permet, en cas de pic de pollution, d'interdire la circulation aux véhicules les plus polluants, classés via ces vignettes. Un système, selon ses défenseurs, plus précis et juste que la circulation alternée, mesure dont l'efficacité est contestée.

Il sera également en place à Paris dès janvier mais dans la capitale, les vignettes serviront avant tout à créer des zones à circulation restreinte au quotidien. Le préfet du Rhône doit présenter un dispositif similaire jeudi pour Lyon.

Florence Guernalec (d'après AFP)