Dans un communiqué, Alain Vidalies, secrétaire d’État aux Transports, se félicite de la publication de cette loi qui permettra au premier aéroport français et l’un des plus fréquentés d’Europe d’être enfin relié efficacement à la capitale par un mode de transport lourd. CDG express "apporte une réponse adaptée aux besoins des passagers aérien" et "constitue un facteur déterminant pour la compétitivité et l’attractivité touristique de la région capitale", notamment dans la perspective de la candidature de Paris à l’organisation des JO de 2024, indique le communiqué.

La loi permet à l’État de confier la mission de conception, construction, financement et d’entretien de cette infrastructure "à une société de projet, filiale à créer entre SNCF Réseau et Aéroports de Paris, et le cas échéant à un tiers investisseur", précise le communiqué. L’exploitation de cette liaison nouvelle sera attribuée "à un opérateur ferroviaire (…) selon les mêmes modalités que celles retenues pour le réseau de transports du Grand Paris Express".

Le chantier est estimé à 1,7 milliard d’euros. Il sera financé "sans subvention publique" par les recettes de billetterie et par une taxe sur les billets d’avion des passagers de CDG qui devait voir le jour en 2017 et qui finalement a été repoussée à 2024.

Mi-décembre 2016, Alain Vidalies a précisé, dans une interview à La Tribune, le montage financier permettant notamment de compenser ce décalage dans le temps. La Caisse des dépôts viendra prêter main forte à ADP et SNCF réseau pour réunir 400 millions d’euros de fonds propres auxquels ADP ajoutera 100 millions d'euros d'avances remboursables, "ce qui devrait permettre la bancabilité du projet", a indiqué le secrétaire d’État.

Robert Viennet