Alors que les discussions sont en cours avec le médiateur Jacques Rapoport pour améliorer les conditions de travail des chauffeurs de VTC, ces derniers ont prévu de maintenir la pression sur les plates-formes de réservation, en particulier Uber accusé de casser les prix. L'intersyndicale appelle à une nouvelle manifestation place de la Bastille à Paris le 16 janvier 2017.

Aligner les VTC sur les taxis
 
C'est dans ce contexte, que la Fédération française du transport de personnes sur réservation (FFTPR) a été reçue par le médiateur nommée par le gouvernement. Dans un communiqué du 12 janvier 2017, la Fédération qui rassemble les plates-formes françaises, met l'exécutif au pied du mur. En effet, elle estime, dans un communiqué, que le gouvernement dispose "de nombreux outils réglementaires" pour "créer des conditions d‘exercice favorables aux chauffeurs".
 
La Fédération demande ainsi que les VTC bénéficient des mêmes avantages que les taxis :
- détaxation partielle sur les carburants (TICPE), ce qui réduirait, selon elle, leurs charges de 150 euros par mois ;
- circulation dans les couloirs de bus (+ 5% de recette brute et donc + 10% de rémunération nette pour les chauffeurs) ;
- utilisation de la voie rapide dédiée aux taxis pour l’accès à l’aéroport Charles-de-Gaulle ;
- travail permis pendant la journée sans voitures, soit 0,5% de recette annuelle additionnelle (et donc 1% de salaire net annuel) par journée sans voitures ;
- possibilité de stationner et de charger convenablement les clients aux abords des aéroports et des gares.
 
La FFTPR souligne que "la plupart de ces mesures ne coûtent rien et corrigent des distorsions de concurrence injustifiées".

Les charges dans le viseur
 
La Fédération demande également au gouvernement de faire une effort sur le statut de travailleur indépendant, en réduisant les charges et en offrant une meilleure protection aux chauffeurs.
 
Enfin, la FFTPR souhaite que les VTC puissent accéder au marché du transport sanitaire. Il s'agirait de reconnaître les VTC comme un moyen de transport conventionné et pris en charge par la Sécurité sociale dans le cadre du transport de patients. Selon la FFTPR, cela augmenterait ainsi le panel de courses (1 milliard d’euros de recettes dont les chauffeurs sont aujourd’hui exclus).
 
Le médiateur a, en principe, jusqu'au 31 janvier 2017 pour mener les négociations avec les chauffeurs et les plates-formes de réservation de VTC. La discussion porte sur la tarification des courses, les charges, la protection sociale et les conditions de déconnexion des plates-formes, quatre sujets qui cristallisent les tensions.
 
F.G.