Les données fournies par les voyageurs qui achètent un billet des compagnies Thalys et Eurostar seront échangées en amont entre ces quatre pays afin de pouvoir être automatiquement contrôlées par les autorités, a expliqué une porte-parole du ministère belge de l'Intérieur.

Le transfert des données des dossiers passagers (PNR) est déjà prévu par une directive européenne qui doit pleinement entrer en application en 2018, mais celle-ci ne concerne "que les avions, pas les trains", a souligné cette même source.

Ce dispositif vise à détecter les profils à risque chez les voyageurs, notamment ceux susceptibles de préparer des attaques terroristes. Selon le ministère belge de l'Intérieur, les quatre pays concernés vont dans un premier temps constituer une "task force" pour discuter des modalités de mise en oeuvre du dispositif.

Un projet pilote avant la fin de l'année

La question du contrôle physique des documents d'identité des passagers, qui doit compléter le dispositif, y sera notamment débattue. "Notre intention, c'est que le système soit opérationnel avant la fin de l'année", a déclaré le ministre belge de l'Intérieur Jan Jambon à la chaîne de télévision VRT.

Ce "projet pilote", qui devra "associer étroitement les compagnies privées", répond à "l'impératif de renforcement de la sécurité dans les transports, dans le contexte de la lutte contre le terrorisme et le crime organisé", a commenté le ministère français de l'Intérieur.

Les passagers sont déjà contrôlés dans les Eurostar, le Royaume-Uni ne faisant pas partie de l'espace Schengen. Mais les contrôles ne sont pas systématiques dans les Thalys, où un jihadiste marocain avait tenté de commettre un attentat en août 2015.


AFP