Annoncé en décembre dernier, ce marché comprend le coût de construction de 54,6 millions d’euros, somme à laquelle il faut ajouter 1,91 million par an de maintenance sur vingt ans. Cette ligne reliera l’Oncopole, l’hôpital Langueil et l’Université Paul Sabatier, en seulement dix minutes contre plus de trente aujourd’hui. Elle enjambera la colline de Pech David et la Garonne, soit un dénivelé de 100 mètres.

La ligne sera ponctuée de trois stations (Oncopole, CHU et Université). Quatorze cabines d’une capacité de 35 places assureront le transport de 1.500 voyageurs par heure et par sens avec une fréquence proche de celle du métro : 1mn30. L’infrastructure, qui ne comprend que cinq pylones pour réduire son impact visuel, est conçue pour fonctionner jusqu’à 108 km/h de vent, "ce qui permettra de limiter l’indisponibilité liée au vent à 2,8 heures en moyenne par an", explique un communiqué. En cas de panne, "un dispositif de sécurité permettra le rapatriement des cabines en station en toute circonstance et dans un délai inférieur à 2 heures éliminant ainsi toute perspective d’évacuation verticale".

La phase de conception va débuter et se déroulera en même temps que la poursuite de la concertation avec les parties prenantes et notamment les sites survolés par les cabines. L’enquêt publique aura lieu en 2018, et si tout va bien, les travaux démarreront fin 2018 pour une mise en service début 2020.

La société de mobilité de l’agglomération toulousaine (SMAT), bras armé de l’agglomération pour les projets de transports, a signé ce contrat avec un groupement dont Poma est le chef de file et qui regroupe : Altiservice (filiale de Engie), Bouygues TP, les ingénieristes Systra et SETI et le cabinet d’architectes Sequences.  

Il s’agit d’une première pour la Ville rose qui projette déjà son prolongement vers l’est et vers l’ouest pour assurer la jonction entre les trois lignes de métro.

Robert Viennet