Le régime allemand vise à déployer un réseau "d'infrastructures conviviales de recharge" des véhicules électriques dans l'ensemble du pays pour un coût total de 300 millions d'euros sur quatre ans. Cela concerne l'installation de nouvelles bornes de recharge de véhicules électriques fonctionnant à grande vitesse et répondant aux normes, ainsi que l'extension des infrastructures existantes.
 
Ce régime est ouvert à tous, y compris aux entreprises, aux particuliers et aux autorités locales, et le soutien sera accordé progressivement dans le cadre d'une procédure d'appel d'offres ouverte et transparente. L'électricité utilisée par l'infrastructure de recharge devra provenir de sources d'énergie renouvelables, précise le communiqué de Bruxelles.
 
La Commission européenne a considéré que ce régime allemand était conforme aux règles de l'UE relatives aux aides d'État (1). Bruxelles explique que l'aide remédie à une véritable carence du marché sans nuire de manière indue à la concurrence dans le marché unique. Cette mesure de soutien devrait stimuler les investissements sur un marché qui a encore besoin d'incitations avant de pouvoir fonctionner seul.

Un aide d'intérêt commun
 
En outre, la Commission estime que cette mesure encouragera une pénétration importante des véhicules électriques et, de fait, apportera une contribution importante sur la voie de la réalisation de l'intérêt commun consistant à réduire les émissions et à améliorer la qualité de l'air.
 
Enfin, Bruxelles souligne que cette mesure soutiendra également la mise en œuvre de la
, en particulier au regard de l'objectif consistant à accélérer le déploiement d'énergies de substitution à faible taux d'émissions dans les transports et à contribuer au programme de décarbonisation.
 
Néanmoins, la Commission européenne espère que le soutien financier en faveur de la construction d'infrastructures de recharge créera les conditions de la poursuite de l'expansion de ce secteur sans aucune aide supplémentaire à l'avenir.

Une décision qui doit encourager l'exécutif français à soutenir davantage la filière, alors que la France comptait moins de
installées à fin 2016, selon les chiffres du Gireve. Le gouvernement a fixé un objectif de 100.000 bornes publiques à l’horizon 2020.
 
F.G.
 
(1) L'article 107 (paragraphe 3, point c) du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne autorise sous certaines conditions les aides destinées à faciliter le développement d'activités économiques qui relèvent de l'intérêt commun.