"Nous vous confirmons travailler à la mise en place de la commission de soutien aux chauffeurs en difficulté issue des discussions avec (Jacques) Rapoport", le médiateur qui a rendu ses conclusions le 9 février, a précisé la plate-forme américaine dans une lettre à l'intersyndicale (Unsa, CFDT, Capa-VTC, Actif-VTC, UDCF) transmise à l’AFP.

Uber a demandé aux organisations de désigner des délégués pour cette rencontre fixée au 22 février, répondant à une lettre de l'intersyndicale qui avait réclamé le 8 février des "négociations sur les conclusions de la médiation" avec les plates-formes, dont les "revenus des chauffeurs partenaires" et la "mise en place d'un processus de déconnexion garantissant les droits des conducteurs".

"Avec cette commission, nous voulons aider les chauffeurs qui se retrouvent aujourd'hui esituation difficile, notamment à cause de charges trop lourdes au regard du chiffre d'affaires réalisé. A court terme, les chauffeurs en difficulté pourront sortir la tête de l'eau grâce à un soutien financier temporaire", a assuré le directeur d'Uber pour l'Europe occidentale, Thibaud Simphal, dans un communiqué.

Un ordre du jour à préciser


La plate-forme française LeCab avait très vite répondu positivement, selon l'intersyndicale, qui attendait une réponse avant mardi 12h00. Les autres plates-formes "n'ont pas répondu" formellement "mais ils avaient donné leur accord de principe au ministère", a indiqué à l'AFP Sayah Baaroun (Unsa-VTC).

A l'instar du représentant de l'Unsa-VTC, plusieurs membres de l'intersyndicale joints par l'AFP ont fait part de leur mécontentement devant la réponse d'Uber, "qui ne fait pas du tout mention de notre principale demande, à savoir discuter des tarifs". Tous réservaient toutefois leur réponse sur leur présence le 22 février.

"On est en train de se concerter. On va demander à Uber de préciser l'ordre du jour", a indiqué à l'AFP Jean-Luc Albert (Actif-VTC). "On n'est pas satisfaits", a commenté Yazid Sekhri (CFDT) dans l'attente aussi de "précisions sur l'ordre du jour et les participants". Selon plusieurs organisations de chauffeurs, Uber voudrait "écarter la présence des représentants contre lesquels ils ont porté plainte", "c'est à 
dire quasiment tous".

AFP