Le 20 février 2017, les partenaires français et suisses ont inauguré le lancement des travaux à la frontière entre les deux pays. Le projet de tram entre Genève et Annemasse était en panne depuis 2015 faute de financement. En effet, pour des raisons politiques, le canton de Genève ne souhaitait plus financer sa part (28%) d'un chantier alors estimé à 84 millions d'euros pour l'extension de 3,3 kilomètres de la ligne 12 des Transports de l'agglomération de Genève (TGP).
 
La Confédération suisse a choisi de prendre le relais, estimant que "modifier les parts modales en faveur des transports collectifs, surtout sur les lignes transfrontalières revêt une grande importance". Sur la première phase évaluée à 57 millions d'euros (sur un total de 85,6 millions), la confédération suisse prendra ainsi en charge 40% du montant des travaux, la France 57,68% et l'Europe 2,32%. Côté français, le financement est réparti entre Annemasse Agglo et les communes traversées (24,18%), le département de la Savoie (21,58%), l'État français (11,45%) et la région Auvergne Rhône-Alpes (0,47%).



 
Carte du futur système de déplacement sur l’agglomération d’Annemasse
 
La première phase de Moëllesulaz à Parc Montessuit, qui comprend quatre stations, devrait entrer en service en novembre 2019. Le chantier démarre avec le démantèlement de la douane française à Moëllesulaz. La seconde phase (de Parc Montessuit au Lycée des Glières) verra l'achèvement du projet avec trois stations supplémentaires en 2022. A terme, le tramway doit rejoindre Annemasse à Genève en 25 minutes à raison d'une rame toutes les 8 minutes en heures de pointe. Les acteurs prévoient 8.000 voyageurs par jour.
 
Le site du tram Annemasse-Genève explique que "ce sont près de 35.000 véhicules qui traversent quotidiennement la frontière (Pierre-à-Bochet, Moëllesulaz, Thônex-Vallard, Fossard). En complément du BHNS Tango et du Léman Express, la liaison tramway permettra d’économiser 7 millions de kilomètres sur les trajets réalisés en voiture chaque année, soit 4.000 véhicules en moins chaque jour sur les routes et 3.000 tonnes d’émissions de CO2 en moins par an".
 
En particulier,
le Léman Express (CEVA, Cornavin-Eaux-Vives-Annemasse), futur RER transfrontalier reliant la gare d’Annemasse à la gare de Cornavin en moins de 25 minutes en fin 2019, permettra d’améliorer le transport ferroviaire (fréquence et vitesse) sur les axes Lausanne, Evian, La Roche-sur-Foron, Annecy et Bellegarde.
 
Florence Guernalec