Le 29 août 2011, ce sera une vraie "révolution" sur le réseau de bus des Transports collectifs lyonnais (TCL) : "Nous voulons améliorer la qualité de service et ne pas laisser s'installer le sentiment que le bus est un mode de transport de second ordre, mais un transport à part entière", a lancé le 5 avril 2011 Bernard Rivalta, président du Syndicat des transports de l'agglomération de Lyon (Sytral), en présentant le projet Atoubus.

Pour atteindre cet objectif, l'offre kilométrique (67 millions de km, dont 38,2 millions pour les bus) sera augmentée de 6, soit plus de 2,5 millions de kilomètres supplémentaires. Atoubus reposera alors sur 26 lignes majeures fonctionnant de 5h à minuit (à raison d'une fréquence moyenne de 8 à 10 minutes), 17 lignes complémentaires et 27 lignes spécifiques.
Pour assurer ces services, les TCL ont recruté 200 conducteurs, portant les effectifs à environ 2 700 personnes. Des moyens qui devraient contribuer à accroître la fréquentation du réseau des TCL d'environ 6%. Aujourd'hui, le trafic représente 1,4 million de voyages par jour.

 
Des puits de lumière dans les Irisbus

Le parc de bus articulés va doubler : 16 ont été achetés en 2009 et 79 en 2011. Un investissement total de 36 millions d'euros. C'est le constructeur franco-italien Irisbus qui a décroché ce marché et fabriqué dans son usine d'Annonay les nouveaux modèles, spécialement imaginés pour Lyon.
"Atoubus est l'occasion de mettre à disposition des clients un nouveau type de matériel plus moderne, plus confortable. Nous avons voulu une ambiance générale contemporaine pour que les gens se sentent à l'aise", a poursuivi Bernard Rivalta lors de cette présentation.

Des puits de lumières ont été intégrés aux plafonds des véhicules. De nouvelles surfaces vitrées ont été insérées dans la carrosserie sous les baies existantes au niveau des plateformes centrale et arrière. Un éclairage de nuit indirect et progressif a été conçu à l'aide de diodes luminescentes. Par ailleurs, les portes du véhicule coulissent vers l'extérieur pour faciliter la descente des passagers.

Le positionnement des sièges a aussi été revu pour faciliter l'accès à l'arrière du véhicule où sont concentrées les places assises. Et pour créer plus d'espace, exit les colonnes habituellement présentes à l'arrière du bus.
En matière de motorisation, ces véhicules répondent aux normes EEV (Enhanced Environmentally friendly Vehicle) et sont dotés de filtres à particules.
"Le niveau de consommation a été un facteur déterminant dans notre choix", a souligné Bernard Rivalta.

 
Lettre à NKM pour obtenir une détaxe carburant

Les TCL consomment 18,5 millions de litres de gazole par an. Au regard de la hausse du prix du carburant et de l'impact économique pour les réseaux urbains, Bernard Rivalta a adressé un courrier à Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'Ecologie pour tenter d'obtenir une détaxe des carburants pour les transports en commun (télécharger la lettre ci-dessous).

"Quand l'Etat vend un litre de fioul, une partie des taxes lui revient. Il ne faudrait pas qu'il gagne plus sa vie sur le dos des réseaux de transport en commun que sur ce qu'il nous donne en matière de subvention pour les développer, lance l'élu lyonnais. Dans le cadre du Grenelle de l'environnement, il faut nous aider car nous sommes un service de substitution aux déplacements en voiture. Ce serait quand même dommage d'être taxés par l'Etat plus qu'il ne faut".

Christine Cabiron