"La commission d’appel d’offres du syndicat mixte Autolib’ et Vélib’ Métropole a examiné, mardi 21 mars dernier, les offres des candidats relatives au marché de vélos en libre-service Vélib’ et a classé en tête l’offre du groupement SMOOVENGO", indique un communiqué du syndicat Autolib' Vélib' Métropole du 1er avril 2017, confirmant une information du Parisien. Il précise que "Le 12 avril, le Comité syndical du syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole sera appelé à délibérer pour autoriser la présidente du syndicat à signer le marché avec ce groupement".

JCDecaux avait auparavant annoncé, dans un communiqué, avoir été informé, vendredi 31 mars de la décision de "retenir l'offre du groupement Smoove SAS-Marfina SL-Indigo Infra SA-Mobivia Groupe dans le cadre de la compétition Vélib'2", marché qui entrera en vigueur en janvier 2018 pour 15 ans.

Les interrogations de JCDecaux

JCDecaux, qui détient le marché depuis sa mise en place en 2007, explique avoir "obtenu la meilleure note sur tous les critères de notation non financiers, c'est-à-dire le critère exploitation, entretien, maintenance du dispositif, communication institutionnelle, suivi du service et le critère conception, fabrication et déploiement du système". Le groupement mené par Smoove "ne l'emporte donc que sur le critère du prix", car il "présenterait une offre financièrement étonnamment inférieure", estime JCDecaux.

Le géant de l‘affichage publicitaire estime que l'écart entre les deux offres "se fonde sur un dumping social, avec une proposition excluant la reprise de l'ensemble des personnels et reposant sur de nouvelles équipes inexpérimentées, moins nombreuses et à des conditions sociales et salariales dégradées".

Dumping social

JC Decaux "demande que toutes les précisions sur le dimensionnement des équipes ainsi que leurs conditions sociales et salariales soient rendues publiques" et indique qu'il "examinera ces éléments avec la plus grande attention avant d'en tirer les conséquences juridiques qui s'imposent".

JCDecaux affirme encore que "malgré (ses) demandes réitérées (...) tout au long de la procédure, il n'a pas été prévu de reprise de plein droit des équipes par le nouvel exploitant", et assure qu'il "mettra tout en oeuvre pour l'obtenir".

De leur côté, les salariés de Vélib' ont prévu de "perturber" le système, afin d'obtenir des garanties pour le maintien de leur emploi. Vélib', qui emploie 315 personnes, compte plus de 300.000 abonnés de longue durée et a totalisé près de 300 millions de locations depuis son lancement.

Christophe Najdovski, adjoint EELV aux transports de la maire PS Anne Hidalgo, avaient assuré mardi 28 mars que l'exécutif parisien serait "vigilant sur l'avenir du personnel".

Robert Viennet avec AFP