"10.000 signatures recueillies en une semaine, c'est un signal fort qui montre que la mobilisation citoyenne est puissante. Chaque signature compte pour faire entendre la voix de Toulouse jusqu'à Paris", a déclaré Jean-Luc Moudenc, maire LR de Toulouse et président de Toulouse Métropole.

"Il faut aller plus loin et plus fort : j'invite toutes celles et ceux qui attendent la LGV à mobiliser leur entourage pour signer
", a-t-il ajouté. Une banderole géante incitant à signer le texte a été déployée sur la façade de la mairie, place du Capitole.
 
La présidente PS du conseil régional d'Occitanie Carole Delga avait elle aussi souligné sa "détermination totale" pour "concrétiser au plus vite" cette ligne.
 
Des déclarations qui ont fortement déplu

Une polémique avait débuté, le 10 mars 2017, sur l'extension de la ligne à grande vitesse (LGV) entre Bordeaux et Toulouse. Sur France Inter, le président de la SNCF, Guillaume Pepy avait dit "penser" que le TGV Paris-Bordeaux, récemment inauguré, était "le dernier pour le moment".

Le maire LR de Toulouse lui avait alors demandé le 15 mars la confirmation des "engagements" de la société en faveur du TGV Paris-Toulouse. Et le 20 mars, le président de la SNCF lui avait répondu qu'"il n'y a pas (en France) de projet de ligne à grande vitesse (LGV) qui soit en chantier".

"Les recours administratifs et juridiques faisant suite aux enquêtes publiques préalables à la décision d'utilité publique ne sont pas purgés. La mission de financement mise en place par le ministre des Transports devrait remettre son rapport à l'été 2017", selon le président de la SNCF.
"Il appartiendra donc à l'État et aux élus de prendre les décisions, probablement courant 2018, relatives aux étapes suivantes du projet", a souligné M. Pepy.

Poursuivre les études et lancer les acquisitions foncières

En juillet et en septembre 2016, les élus avaient été reçus par le secrétaire d'État aux Transports Alain Vidalies pour travailler sur un protocole de financement des LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax. Un projet de convention d'initialisation, d'un montant de 45 millions d'euros, doit permettre de poursuivre les études et d'engager les acquisitions foncières.

En décembre 2016,  l'AFITF a précisé que le niveau d’autorisations d’engagement pour le financement d’une première tranche (volet  études et foncier) de l’avant-projet des lignes nouvelles BordeauxToulouse et Bordeaux-Dax s'élèvait à 22,5 millions d'euros.

Le Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO), censé notamment relier en 2024 Paris à Toulouse, via Bordeaux, a été
déclaré "d'utilité publique et urgent" en juin 2016. Il doit mettre Toulouse à un peu plus de 3 heures de la capitale, contre 4h20 environ à partir du 2 juillet 2017. Le coût de l'ensemble du GPSO, y compris la LGV Bordeaux-Dax (2027), est estimé à 8,3 milliards d'euros au moins.

Florenc Guernalec (d'après AFP)