Le secrétaire d'État aux Transports, Alain Vidalies, salue, dans un communiqué, la publication au JO du 7 avril 2017 du décret et des arrêtés relatifs à l’examen pour l’accès à l’activité de conducteur de taxis et de VTC (voir en fin d'article).
 
La mise en place d'un examen sur une base commune aux deux professions faisait partie de
la feuille de route pour l’avenir du secteur du transport public particulier de personnes, présentée par le gouvernement en avril 2016. Cette disposition avait été traduite dans la proposition de loi Grandguillaume adoptée le 29 décembre 2016. Le texte du député PS confie son organisation aux chambres des métiers et de l’artisanat.

"La mise en place de cet examen sur des bases communes traduit la volonté du gouvernement et des acteurs du secteur de professionnaliser l’accès aux métiers de conducteur taxi et VTC, et de permettre à ces deux professions de se développer dans des conditions justes et équitables", explique le communiqué du ministère. 

Un accès restreint à la profession de VTC ?

Or, l'exécutif feint d'ignorer que les plates-formes de VTC françaises – Allocab, Chauffeur-Privé, Marcel et SnapCar – expliquaient au contraire dans
publiée en octobre 2016 que l'exécutif "veut restreindre l’accès à la profession et enfermer les plates-formes dans un système de régulation et de réglementation en fait destiné à stopper net leur développement. Voire à en conduire certaines à la faillite".

"Les modalités de cet examen ainsi que les référentiels des connaissances ont fait l’objet d’une large concertation avec l’ensemble des professionnels concernés", assure le communiqué du ministère. Là encore, les plates-formes de VTC avaient critiqué ses modalités : "Il s'agit cette fois de rendre l'examen plus complexe, d'en transférer la gestion à la Chambre des Métiers et des Artisans [accusée de "rouler" pour les taxis]. Elle introduit également une nouvelle épreuve pratique qui conduit évidemment à des goulots d'étranglement forts", expliquait alors le président de SnapCar et président de la FTTPR (Fédération française du transport de personnes par réservation), Yves Weisselberger dans .
 
Un tronc commun et des épreuves spécifiques
 
Cet examen reposera sur une série de cinq épreuves d’admissibilité communes aux deux professions :
- la réglementation du transport public particulier de personnes ;
- la gestion ;
- la sécurité routière ;
- la capacité d’expression et de compréhension en langue française ;
- la capacité d’expression et de compréhension en langue anglaise.

L'examen comportera également deux épreuves d’admissibilité spécifiques à chaque profession :
- pour les conducteurs de taxi  la connaissance du territoire et la réglementation locale ; et la réglementation nationale de l’activité de taxis ainsi que la gestion propre à cette activité ;
-
pour les conducteurs de VTC le développement commercial et la gestion propre à l’activité de VTC ; et la réglementation nationale spécifique de l’activité de VTC.

Enfin, cet examen comprendra une épreuve d’admission spécifique à chaque profession, consistant en une mise en situation pratique. Son objectif ? Evaluer la capacité du candidat à assurer, par sa conduite en circulation, la sécurité des passagers et des autres usagers de la route tout en proposant aux clients un service commercial de qualité.
 
F. G.