A l'appel de Sud, les chauffeurs de taxis sont appelés à se rassembler dès le 15 avril 10H00 à la porte Maillot, dans l'ouest parisien, avant de converger en début d'après-midi vers le ministère des Transports situé boulevard Saint-Germain (VIIe arrondissement), selon Adil Karami, représentant de Sud-taxi. Là-bas, "on déposera symboliquement nos lumineux par terre" pour alerter sur le sort des professionnels aujourd'hui "à bout", a-t-il déclaré à l'AFP, en présentant l'action comme "une première" en France.

Des revendications précises

Le syndicat exige "l'application ferme et immédiate de la loi" Thévenoud de 2014 régulant l'activité du transport de personnes, notamment le respect du monopole des taxis pour la "maraude" (utilisation des taxis sans réservation préalable).

Il exige également la mise en œuvre d'un fonds de garantie "dans d'autres conditions que celles proposées par l'État", précise-t-il dans un tract. Selon Sud-taxi, le fonds de garantie annoncé en avril 2016 par le gouvernement pour compenser la chute de la valeur des licences, face au développement des VTC (voiture de transport avec chauffeur), n'a jamais vu le jour.

Une menace de blogages

"On a été patients" pendant plusieurs mois mais "aujourd'hui il n'y a rien du tout", a insisté M. Karami. Faute de réponses satisfaisantes, le mouvement de samedi pourrait laisser la place à des "blocages durs", notamment autour des gares et aéroports, prévient-il.

Dans le sillage de la loi Thévenoud et en réponse à de multiples mouvements sociaux (taxis, VTC et Loti), le Parlement a adopté en décembre 2016 la loi Grandguillaume visant à "pacifier" les relations dans le transport public de personnes. Le texte porté par le député Laurent Grandguillaume (PS) précise les obligations des plateformes VTC et les sanctions encourues en cas d'infraction.

AFP