La fédération CGT des transports prévoit "des initiatives sur l'ensemble du territoire qui prendront des formes différentes: appels à la grève, distributions de tracts, débats en direction des salariés mais aussi des usagers", explique à l'AFP Jérôme Vérité, son secrétaire général.

Face à "la réduction du service public de transport" la CGT explique dans un communiqué qu’elle entend "envoyer un message clair en amont des échéances électorales" et souhaite interpeller l’Etat "qui joue un rôle extrêmement important que ce soit en tant que régulateur ou acteur direct", dans le domaine des transports.

La confédération liste quelques "sujets immédiats qui seront sur la table du futur gouvernement" : financement des infrastructures au niveau national et dans les collectivités ; avenir des entreprises publiques et celles dont il est l’actionnaire principal ; les congès de fin d’activité à 57 ans pour les routiers marchandises, voyageurs et convoyeurs de fond…

Les actions les plus "visibles" devraient être menées mardi dans le traitement des déchets, notamment en Ile-de-France.

Dans ce secteur, la CGT exige que "des critères sociaux et environnementaux" soient inclus dans les appels d'offre lancés par les collectivités territoriales, ainsi qu'une meilleure prise en compte de la pénibilité.

La journée de mardi servira également "d'action tremplin" en vue d'une mobilisation prévue le 26 avril à Bruxelles à l'appel de l'ETF (European Transport Workers' Federation), assure Jérôme Vérité.

L'ETF qui rassemble des syndicats issus d'une quarantaine de pays, proteste contre un projet de la Commission européenne prévoyant, selon elle, une diminution du nombre de repos par semaine dans le transport de marchandises et de personnes.

Mardi, la CGT "demandera à ce que tous les candidats à l'élection présidentielle condamnent ce projet complètement absurde" qui entrainerait une "harmonisation sociale par le bas", selon M. Vérité.
 
R.V. avec AFP