La liaison low cost Paris-Bruxelles fête son premier anniversaire. L'heure des premiers bilans et ajustements. pour IZY. "L’objectif pour nous est de répondre le plus finement possible aux attentes de notre clientèle loisirs, en étant capable d’augmenter la capacité d’IZY pour les vacances par exemple", résume Bruno Dierickx, directeur commercial de Thalys. Il s'agit également "de rationaliser encore le modèle de production pour assurer sa robustesse économique", précise le communiqué.
 
Ainsi, cette offre imaginée par Thalys va connaître quelques ajustements :
- circulation en rames doubles afin d’augmenter la capacité et de mieux répartir les coûts de péage (30% des coûts d’exploitation) ;
- optimisation des horaires loisirs en concentrant IZY sur les besoins des voyageurs avec une augmentation de l’offre de +6% cet été, au prix d’une réduction du choix horaire ;
- politique des petits prix pour satisfaire la demande et optimiser le taux d'occupation des trains avec l'utilisation des sièges confort XL sans supplément de prix quand les voitures standard sont remplies ;
- ajustement trimestriel du plan de transport  IZY pour répondre plus efficacement à la demande entre Thalys et IZY, en particulier augmentation de la capacité pour les vacances scolaires ;
- mobilisation des "rames rouges" du parc Thalys à partir du 12 juin, couplée avec une "rame verte" IZY qui permettra de limiter l’effort d’investissement à une seule rame verte dédiée.
 
IZY – 400.000 voyageurs en un an – a enregistré une taux d'occupation de 80% le week-end. Et un taux de satisfaction de 80%, selon le communiqué de la compagnie. IZY propose un aller au prix d'appel à 19 euros (contre 29 euros en Thalys) et plafonné à 59 euros, avec des billets à 10 euros sans garantie de place assise et 15 euros pour les billets strapontins. Des tarifs possibles grâce à la circulation en partie sur des voies classiques (avec une durée de voyage de 2h15 au lieu de 1h22), la simplification des services à bord, l'absence de flexibilité des billets, et la digitalisation de la distribution comme du service client.
 
Sans IZY, "60% de ses voyageurs n'auraient pas pris le train dont la moitié n'auraient pas voyagé du tout, et les autres auraient pris le car ou la voiture, avec un bilan carbone jusqu'à huit fois plus élevé", explique Agnès Ogier, directrice générale de Thalys. La compagnie est convaincue d'avoir répondu à la demande de sa clientèle loisirs.

F.G.