Nommée PDG par intérim, Marie-Anne Bacot était déjà administratrice de la RATP depuis 2014 en qualité de représentante de l'État (membre du Conseil général de l'environnement et du développement durable). Elle est dipômée d'HEC (1974), de l'ENA (1986) et de l'Institut Français des administrateurs (2016).

La nomination du successeur définitif de Mme Borne prendra elle plusieurs semaines, et ne devrait intervenir qu'au cours de l'été au plus tôt. "La procédure de nomination du PDG est prévue très précisément par les textes applicables à la RATP et elle doit respecter un certain nombre d'étapes. Il va donc y avoir un intérim à la tête de l'entreprise le temps que cette procédure durera", a indiqué la RATP, sollicitée par l'AFP.

"Le processus reste dans un premier temps assez secret, puisque la première étape consiste à ce que le président de la République propose un nom soumis aux auditions des deux Assemblées. Vu le calendrier électoral, il est probable que lesdites auditions soient repoussées au début du mois de juillet",
résumait vendredi la lettre spécialisée Mobilettre.

Les textes régissant ce processus prévoient tout d'abord la nomination, par décret publié au Journal Officiel, d'un nouveau membre au conseil d'administration de la RATP, en qualité de représentant de l'État. Le conseil d'administration de l'entreprise propose ensuite formellement au gouvernement
la nomination de ce nouvel administrateur, comme PDG de la RATP.

Les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat sont alors saisis de ce projet de nomination, afin que la commission intéressée de chacune des assemblées se prononce. La nomination est confirmée en Conseil des ministres, et, une fois que les deux commissions se sont prononcées favorablement, le président de la République peut nommer le nouveau PDG.

Florence Guernalec (avec AFP)