En réponse à la demande de "table ronde" des syndicats, la direction a proposé d'évoquer la question des risques psychosociaux au CNHSCT (Comité national d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail), prévu toute la journée ce 1er juin 2017.

Mi-avril, les quatre syndicats représentatifs au niveau du groupe (CGT, Unsa, Sud et CFDT) avaient ensemble pointé du doigt un "nombre exceptionnel de drames", accidents graves du travail ou suicides, au premier trimestre.

Ils mettaient notamment en cause "l'organisation de la production, les moyens, les objectifs et une ambiance favorisant la répression et les pressions managériales". Et demandaient notamment "l'arrêt des restructurations" et "la création d'une instance d'examen de tous les cas de souffrance au travail".

Le groupe, qui refuse de communiquer sur le nombre de suicides, a récemment affirmé à l'AFP ne "pas constater de situation aggravée par rapport aux années précédentes" et se situer dans la moyenne d'autres entreprises de taille comparable. Pour autant, la SNCF souhaite aborder la question avec "humilité" et "volontarisme", explique-t-elle à l'AFP.

A l'occasion de cette réunion, la SNCF pourrait faire des propositions visant à compléter le dispositif de soutien et de prévention existant et l'accompagnement des réorganisations.

AFP

 
Les propositions de la SNCF

Lors de la réunion avec les syndicats, la SNCF a proposé de compléter le dispositif de soutien et de prévention existant (réseau de médecins, assistance 24h/24 par des psychologues, formation spéciale des managers, etc.).

"On va passer d'une logique curative à une logique davantage préventive", a estimé Florent Monteilhet, de l'Unsa, satisfait de la création d'une commission permanente de suivi, dépendant du CNHSCT.

La SNCF s'engage également à améliorer l'accompagnement des changements en réalisant pour chaque projet de transformation une "étude d'impact" et de mieux former les managers à la détection des "situations à risques", de sources concordantes.

En outre, des messages de prévention sous forme de vidéos seront réalisés à compter de la rentrée.

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