"La compagnie ferroviaire accuse le propriétaire des rails d'avoir triché avec ses propres règles pour favoriser un concurrent de Novatrans", écrivent Les Echos qui parlent de "premier test sérieux pour l'Araf", depuis son entrée effective en activité fin 2010. Souvent accusée de freiner la concurrence, la SNCF se retrouve pour la première fois dans la position du plaignant", ajoute le quotidien économique.

"Nous confirmons que la SNCF a déposé un dossier contre RFF", a précisé à l'AFP une porte-parole de l'Araf, se refusant à d'autres détails à cause du "secret de l'instruction.


Baptème du feu pour le gendarme du rail

L'Araf est une autorité publique indépendante créée par la loi du 8 décembre 2009 relative à l'organisation et à la régulation des transports ferroviaires.
Présidée par l'ancien député UMP Pierre Cardo, elle est chargée de faire la police entre les différents acteurs (gestionnaire du réseau, entreprises ferroviaires, opérateurs de transport combiné...).
La plainte de la SNCF contre RFF constitue "un nouvel épisode de la guerre opposant les frères ennemis du rail", souligne Les Echos.

En mars 2011, Pierre Blayau, patron de SNCF Geodis (fret routier, ferroviaire et logistique), dont Novatrans est une filiale spécialisée dans le transport combiné, avait affirmé que l'entreprise manquait de créneaux, alloués par RFF, pour faire circuler ses trains de marchandises.


Sillons: le nerf de la guerre


La question de l'obtention des sillons (droits de circulation) est au cœur de l'enjeu de la libéralisation du transport ferrovaire, effective pour le fret depuis 2006 et qui devrait s'élargir au transport de voyageurs dans les prochaines années. Y aura-t-il assez de sillons pour tous les opérateurs ferroviaires partout, et surtout, le réseau sera t-il en état de les accueillir ?

N.A (avec AFP)