Thalys, qui relie la France à la Belgique, à l'Allemagne et aux Pays-Bas avec des trains à grande vitesse, a réalisé à fin mai "+10% de chiffre d'affaires par rapport à l'année dernière et +10% de trafic" voyageurs, a précisé la DG de Thalys, Agnès Ogier.

"Globalement, c'est une première période très dynamique. (...) On a retrouvé une croissance" après une année 2016 marquée par les conséquences des attentats de fin 2015 en France et de mars 2016 en Belgique, a remarqué Agnès Ogier, en notant que les premiers résultats de 2017 montraient également une croissance par rapport à 2015.

Cette progression "est en particulier portée par (l'offre à bas coût) Izy et la route hollandaise" entre Paris et Amsterdam, a-t-elle ajouté. En 2016, Thalys, filiale à 60% de la société française SNCF et à 40% de son homologue belge SNCB, avait vu son chiffre d'affaires se contracter en 5,9% à 457,4 millions d'euros, tandis que le trafic s'était érodé de 1,9% à 6,7 millions de voyageurs.
 
Création d'une classe confort

Thalys, dont la clientèle se partage pour moitié entre professionnels et touristes, va repenser son offre commerciale à l'échéance de mi-septembre 2017, a révélé Agnès Ogier, avec la création d'une classe intermédiaire "confort" dotée de davantage d'espace par voyageur, entre le service de base "standard" et le service haut de gamme "premium".

Cette classe représentera un wagon sur trois en semaine et deux sur trois le week-end, a précisé Agnès Ogier, qui vise aussi 30% de "petits prix" comme un Paris-Bruxelles à partir de 29 euros pour 1h22 de trajet. Les trains Izy, qui prennent 2h20 car ils circulent en partie sur des voies classiques, sont accessibles à partir de 10 euros l'aller.

De ces évolutions, Agnès Ogier espère notamment une progression "de un à deux points" de trafic et de chiffre d'affaires, Thalys se fixant l'objectif de 7 millions de voyageurs pour 2018.

"La clientèle loisirs est celle qui croît le plus vite actuellement (...) on a un réservoir de ce côté-là", a remarqué la dirigeante, disant également observer une tendance au report de l'avion vers le train pour les trajets professionnels sur des destinations accessibles en trois heures comme Amsterdam et Düsseldorf (Allemagne).
 
AFP