"Ce que nous voulons c'est que la SNCF et ADP (Aéroports de Paris, ndlr) organisent le flux des touristes pour que cesse leur racolage par de faux taxis ou des VTC (voiture de transport avec chauffeur) qui n'ont pas le droit de le faire", dit Karim Asnoun délégué CGT-Taxi, membre de l'intersyndicale. Il étaient une centaine à manifester Gare du Nord, le 8 juin 2017, pour réclamer des contrôles plus nombreux.

Dans les gares et les aéroports de Paris, les voyageurs se voient proposer des prises en charge en dehors des files d'attente pour rejoindre "parfois de vrais VTC mais aussi des véhicules conduits par des chauffeurs qui n'ont aucune licence", explique le syndicaliste.

"Le but de ce rassemblement est de sensibiliser et informer des risques" de prendre un taxi ou un VTC de manière illégale, explique de son côté Mahecor Diouf, secrétaire général de Sud-Taxis.

"Gares et aéroports parisiens = zone de non-droit", peut-on lire sur les autocollants de la centaine de taxis rassemblés devant la gare ainsi que sur une grande banderole déployée devant le bâtiment.

La chasse aux rabatteurs

Les manifestants ont ensuite investi la gare pour se poster plus précisément devant l'arrivée de l'Eurostar avec des pancartes écrites en anglais "Beware of fake taxis (attention aux faux taxis, ndlr)". Des tracts en anglais ont aussi été distribués avec des photos et des explications pour
éviter ces rabatteurs mais aussi d'autres arnaques.

L'une d'elles consiste à ce qu'un racoleur conduise le touriste à un taxi en lui faisant payer une partie de la course avant de monter. À l'arrivée le client se voit demander la totalité de la somme en toute bonne foi par le chauffeur.

Une heure avant la manifestation, les rabatteurs étaient encore une dizaine à proposer leurs services. "C'est le jeu du chat et de la souris", dit encore Karim Asnoun insistant sur le manque d'effectif policier et d'organisation dans les gares et aéroports.

Quant à l'impossibilité de payer par carte bancaire à l'issue de la course, c'est illégal quel que soit le motif, la loi Thévenoud oblige, depuis 2015, chaque véhicule à être muni d'un terminal.

"Chaque chauffeur de taxi doit avoir une carte avec sa photo sur le pare-brise", rappelle enfin Karim Asnoun.

AFP