"L’an dernier, notre Salon, que nous avions positionné comme un festival de la mobilité, était tourné vers le grand public qui a pu découvrir toute la richesse et l’innovation de ce secteur en plein bouleversement. Pour cette deuxième édition, nous voulons toucher tous les acteurs de la mobilité, les opérateurs de transport, les industriels, les start-up, les instances gouvernementales et les élus des territoires", explique Douglas Ross, l’organisateur d’Autonomy.

Après une première édition plutôt réussie avec 13.000 visiteurs sur trois jours, Douglas Ross affine le positionnement de ce Salon dédié à la mobilité urbaine en consacrant ses deux premières journées aux professionnels.

Son ambition est "d’accélérer la transition du tout-voiture vers une mobilité urbaine intelligente et durable". En clair, il s'agit d’accueillir dans un même lieu tout l’écosystème de la mobilité, du deux-roues au véhicule autonome. Si des constructeurs automobiles comme Renault seront présents, ce ne sera pas pour vendre leurs voitures, mais pour proposer leurs offres d’autopartage. Et Ross Douglas de résumer Autonomy en un acronyme, ADASE : A pour mobilités actives, D pour Data, A pour autonome, S pour Shared c’est-à-dire la mobilité partagée et E pour électrique.

Urban mobility Summit

Outre l’exposition proprement dite (18.000 m²), les organisateurs ont prévu, autour de la Halle de la Villette, un espace de test pour les micromobilités, une piste d’essai de 350 mètres pour les deux-roues et une autre de 800 mètres, où évolueront les voitures électriques et les véhicules autonomes. S’y ajoute un cycle de conférences baptisé "Urban mobility summit".

"Ce que nous voulons, c’est faire d’Autonomy une plate-forme d’échanges entre tous les acteurs de la mobilité. Les constructeurs automobiles, qui ont développé leurs concepts de carsharing ou les start-up par exemple, ont besoin de rencontrer les élus locaux pour proposer leurs solutions, mais ceux-ci ont aussi besoin de nouer des s avec d’éventuels partenaires comme les opérateurs de transport, les spécialistes de la recharge de véhicules, les développeurs d’appli, etc. Ce sont les interactions entre ces divers acteurs qui feront les solutions de mobilité de demain", affirme Douglas Ross.

Des partenariats tous azimuts

Pour cette édition, Autonomy a notamment noué un partenariat avec Gares & Connexions pour faire de la Gare de l’Est un hub de la mobilité. "L’idée est de faire de cette gare pendant trois jours un démonstrateur grandeur nature de toutes les solutions de mobilité qui peuvent être offertes aux citadins. Nous y travaillons avec certains exposants d’Autonomy", explique Ross Douglas.
Autonomy a pris des s avec le réseau de grandes villes européennes, Polis, et reçu le soutien officiel d’Anne Hidalgo qui souhaite positionner Paris "comme la capitale des mobilités douces".

Le choix de Paris n’est d’ailleurs pas un hasard pour Ross Douglas : "Paris est la capitale mondiale du transport de part la politique qui y est menée, la qualité de son réseau de bus et de métro, mais aussi parce que les plus grands opérateurs mondiaux comme la SNCF, la RATP, Keolis ou Transdev y ont leurs sièges, de même que les grands constructeurs automobiles ou quelques grands acteurs comme Bolloré, Vinci, Bouygues…"

Robert Viennet