La direction du groupe public ferroviaire a annoncé, le 22 juin 2017, qu'il n'y aurait pas d'augmentation générale des salaires en 2017, comme les deux années précédentes.

"Voilà le résultat du dialogue prôné par la direction: cinq réunions pour aboutir sur 0%", a réagi la CGT, premier syndicat. Il n'y a "pas de juste retour pour les agents SNCF qui battent pourtant des records de productivité" pour Sud-rail, alors que du côté des syndicats réformistes, l'Unsa évoquait un "affront" et la CFDT du "mépris".

"Dans un contexte d'inflation à 1,2%, on prévoit une rémunération moyenne du personnel en augmentation de 2,28%" du fait des "augmentations individuelles" (avancement de carrières, hausse des qualifications, primes de performance), a néanmoins souligné auprès de l'AFP un porte-parole du groupe, redevenu bénéficiaire en 2016.

Une demande de rattrapage

Selon les syndicats, le groupe a également annoncé une enveloppe de 11 millions d'euros annuels pour revaloriser au 1er janvier 2018 les 46.000 plus bas salaires. Mais pour 15.000 salariés, il s'agit "juste" de remettre à niveau les grilles de salaires passées sous le salaire minimum du fait des trois ans de gel, selon SUD et l'Unsa.

"L'entreprise payait déjà le complément de rémunération pour être au Smic, c'est un ajustement administratif, il n'y a pas de gain pour l'agent", a commenté Roger Dillenseger (Unsa). Pour certains salariés, cela fera "moins de 1 euro" en plus, selon la CFDT.

La direction a indiqué à l'AFP "examiner très attentivement les propositions [des syndicats, NDLR] d'avancer le calendrier à 2017". Tous les syndicats, qui demandent un "rattrapage", mettent ces chiffres en perspective avec d'autres dépenses: "les 100 millions d'euros par an de déficit" à combler du partenariat public-privé sur la LGV Sud-Ouest pour Sud-rail, ou encore les "300 millions d'euros mis dans le marketing" pour changer la marque TGV en "InOUI", pour la CFDT.

AFP