"[...] Nous avons exigé dans nos négociations une qualité de service irréprochable pour nos usagers ligériens, avec une attention particulière portée aux territoires ruraux", a déclaré Bruno Retailleau, président de la Région des Pays de la Loire, dans un communiqué.
 
Le protocole d'accord, signé le 23 juin 2017 par la Région et la SNCF, doit ainsi permettre d'offrir aux Ligériens un service équilibré sur l’ensemble du territoire. L'offre sera notamment augmentée de 8,5% en 2017 par rapport à 2016 avec un service TER mieux adapté aux besoins de déplacements de tous les usagers. Le cadencement sera mis en place à partir du 2 juillet 2017. De plus, l'accord-cadre prévoit un objectif de 50% de digitalisation des ventes.
 
Un accent sur la qualité de service
 
Le protocole d'accord instaure un dispositif unique en France d’évaluation de la qualité de service. En effet, les incidents liés à SNCF Réseau, et non plus seulement à SNCF Mobilités, seront désormais intégrés au dispositif de mesure de qualité, ce qui constituera une première en France.

Autre nouveauté, SNCF Mobilités prendra des engagements pluriannuels sur les objectifs de qualité de service. L’incitation financière à la hausse ou à la baisse (bonus/malus) sera renforcée.

En outre, les trains supprimés, et non plus des retards constatés, seront désormais mesurés. En particulier, les retards ou suppressions de trains TER pour faits de grèves seront pris en compte, de même que les conditions climatiques lorsqu’elles sont prévisibles.

Enfin, un nouveau critère lié aux places disponibles à bord des trains permettra à la Région de suivre plus finement les surcharges.
 
Une amélioration de la productivité
 
Troisième point de l'accord-cadre, la région Pays de la Loire a obtenu que la SNCF s’engage sur une augmentation de sa productivité, permettant une optimisation de la contribution régionale (600 millions d'euros pour les années 2017 à 2020 comprises contre 140 millions d'euros par an aujourd'hui).
 
"Nous avons reçu cinq sur cinq le message de la Région : une grande exigence de maîtrise des coûts, une amélioration de la qualité de service pour que le trafic régional des mobilités collectives reparte à la hausse. SNCF saura faire les efforts nécessaires pour relever ce défi", a déclaré le président de SNCF Guillaume Pepy.
 
Enfin, conformément à
sa délibération du 2 décembre 2016, la future convention prévoira la possibilité d’expérimenter l’ouverture à la concurrence d’une partie de son réseau de transport ferroviaire devoyageurs,  jusqu’à 13% du total, dès que la loi le permettra.
 
F.G.