L'Unsa et la CFDT totalisent les 30% de voix nécessaires pour valider l'accord sur le télétravail. Selon ces deux syndicats, ce premier accord, qui succède à un règlement interne, va apporter "plus de souplesse" au dispositif. La CGT et SUD, qui disposent de la majorité de blocage, n'ont pas encore fait connaître leur décision.

Les salariés ayant obtenu le feu vert de leur hiérarchie auront le choix entre deux formules : l'une de 1 à 3 jours de télétravail par semaine, préfixés à l'année ou mensuellement, l'autre "à la carte" avec la possibilité de poser 36 plages (journées ou demi-journées) par an, à raison de 3 par mois maximum, ou 1 par semaine.

Le salarié pourra télétravailler de chez lui et/ou dans des lieux tiers (gares ou espaces de travail mis à disposition) plus proches de son domicile. Il recevra de la SNCF une indemnité de 15 euros nets par mois pour sa connexion internet et 100 euros nets pour l'achat de mobilier.
 
Le texte prévoit ensuite une série de dispositions pour sécuriser juridiquement l'entreprise, garante de la santé et la sécurité des salariés, comme l'ont recommandé en juin au gouvernement les partenaires sociaux dans un rapport conjoint.

Le salarié devra ainsi attester sur l'honneur de la conformité électrique de son logement. Mais en cas de doute, un diagnostic pourra être réalisé à la charge de l'entreprise. Le salarié pourra aussi faire venir le correspondant sécurité (Cosec) à son domicile.

L'Unsa a émis une "réserve", prévenant qu'il ne "cautionnera pas" une éventuelle "utilisation du télétravailleur en renfort" d'autres collègues, dans les bureaux partagés. Cette possibilité, expérimentée par SNCF Voyages selon le syndicat, n'est pas prévue dans l'accord.

En 2016, la SNCF recensait seulement 2.000 télétravailleurs officiels sur 149.000 salariés mais leur nombre a augmenté de 90% par rapport à 2014.

AFP