Un projet ferroviaire de LGV peut en cacher un autre pour les TER. Le président du conseil régional Nouvelle-Aquitaine, Alain Rousset, et le maire de Bordeaux et président de Bordeaux Métropole, Alain Juppé, "regrettent vivement", dans un communiqué commun, la décision du tribunal de commerce de Bordeaux qui remet en cause les aménagements ferroviaires au Sud de Bordeaux (AFSB).
 
En effet,
l'annulation de l'arrêté du préfet de la Gironde du 25 novembre 2015 portant déclaration d'utilité publique au profit de SNCF Réseau des AFSB remet en cause, selon eux, un projet "d'un intérêt stratégique pour les déplacements du quotidien des 6.000 usagers de la ligne TER Bordeaux-Langon".
 
Au-delà du grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO), les deux élus expliquent que les AFSB constituent "un projet de développement et de modernisation majeur du réseau existant sur la ligne ferroviaire structurante entre Bordeaux et Toulouse.
 
En outre, ceux-ci font valoir que les travaux – 12 kilomètres de ligne nouvelle depuis Bordeaux jusqu’à Saint-Médard d’Eyrans – sont financés. Ils expliquent que ces aménagements vont notamment bénéficier d'un financement de 8,519 millions d'euros de l'UE dans le cadre du dernier appel à projets sur le mécanisme pour l'interconnexion en Europe (MIE).
 
Enfin, Alain Rousset et Alain Juppé rappellent qu'ils ont adressé un courrier, le 15 juin 2017, au préfet de la région Nouvelle-Aquitaine, pour réaffirmer leur "engagement clair et sans faille sur cette opération comme cela est le cas, depuis de nombreuses années, sur le projet GPSO". Ils rappellent que la Région "soutient et finance les AFSB depuis le départ, avec Bordeaux Métropole".

C'est pourquoi les deux élus "demandent sollennellement à l'État, à M. le préfet de Région et à SNCF Réseau d'œuvrer dans les meilleurs délais pour faire appel de cette décision du tribunal administratif de Bordeaux infondée et contraire à l'intérêt général des usagers et parallèlement qu'ils demandent que soit sursis à exécution de ce jugement".

F.G.