"Nous fixons aujourd’hui l’objectif de mettre fin à la vente de voiture à essence ou au diesel en 2040, pour encourager les constructeurs automobiles à innover et à devenir leader de ce marché". C'est la mesure transport la plus spectaculaire annoncée par le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, lors de la présentation de son plan climat le 6 juillet 2017.
 
Les constructeurs automobiles français se disent prêts par la voix de François Roudier, porte-parole de CCFA (Comité des Constructeurs Français d’Automobiles). De plus, ceux-ci travaillent sur un véhicule électrique plus accessible à 20.000 euros.
 
En revanche, le déploiement des bornes de recharge, qui reste un frein à l'achat, risque de ne pas être à la hauteur. Le Groupement pour l'itinérance des recharges électriques de véhicules (Gireve) comptabilise moins de 16.000 bornes accessibles au public réparties sur 5297 stations à fin 2016. Le projet de loi sur la transition énergétique s'est fixé pour objectif d’atteindre 7 millions de points de charge en 2030.

Une nouvelle prime à la casse
 
Parallèlement, le ministre de la Transition écologique a annoncé que le gouvernement avait choisi de faire converger la fiscalité entre le diesel et l'essence avant 2022 et que les ménages les plus modestes bénéficieront d'une prime à l'achat de voitures – neuves ou d'occasion – moins polluantes.
 
Deux mesures qui figuraient dans le programme présidentiel d'Emmanuel Macron. Le candidat promettait alors une prime exceptionnelle de 1.000 euros ciblée sur les ménages qui possèdent un véhicule mis en circulation avant 2001.
 
Interrogé sur la mise en place d'
une fiscalité écologique défendue notamment par les opérateurs au sein de l'Union des transports publics et ferroviaires (UTP) , Nicolas Hulot a répondu qu'on ne pouvait "exonérer éternellement certaines secteurs de la transition énergétique" même si le ministre a écarté le retour à une écotaxe poids lourds.
 
Le ministre souhaite une réforme globale : "La fiscalité écologique doit se faire à pression égale : il va falloir soulager d'un côté les prélèvements obligatoires, pour plutôt taxer la pollution que le travail. Laissez-moi mettre en place, notamment avec Bruno Le  Maire, cette vision, cette stratégie".
 
F.G. (avec AFP)