Le syndicat SCP-VTC (Unsa) a dénombré jusqu'à 90 chauffeurs à la mi-journée, une source policière sur place environ 80. Sur des grilles devant le siège, situé dans le XVIIe arrondissement, les chauffeurs mécontents ont accroché deux banderoles: "LeCab = précarité" et "LeCAb Arnaqueur Baratineur".

Plusieurs d'entre eux, interrogés par l'AFP, se sont notamment plaints de l'offre à bas prix, miniCAB, lancée à l'automne par la plate-forme, majoritairement détenue depuis 2016 par Keolis, filiale de la SNCF.

Acquéreurs ou locataires de berlines 508, obligatoire pour l'offre Premium de LeCab, les manifestants affirment gagner "moins que les chauffeurs de miniCAB". Ils dénoncent un système tarifaire "opaque" et une "concurrence interne entre chauffeurs".

A l'instar de Mustapha, chauffeur "partenaire" de LeCab, ils demandent une baisse de la commission prélevée sur chaque course et pour certains un tarif minimum pour le secteur.

Depuis plusieurs mois, des organisations de chauffeurs reprochent aux plates-formes numériques, l'Américain Uber en tête, de fixer unilatéralement les prix alors qu'ils ont théoriquement un statut d'indépendant.

AFP