Une opération aussi simple que de passer une barrière de péage ou une zone de travaux représente un défi majeur pour les véhicules autonomes. C’est pourquoi Renault et le concessionnaire d'autoroutes Sanef ont annoncé, le 10 juillet 2017, une coopération pour développer les communications entre les véhicules autonomes et les infrastructures routières (V2X)*. Des tests sont d'ores et déjà en cours depuis plus d'un an.

L'objectif ? Accroître la sécurité routière, afin d’éliminer la mortalité sur les routes et créer une expérience de conduite "sans les mains et sans les yeux" pour donner du temps libre aux voyageurs. Les deux groupes travaillent ensemble à travers le projet européen SCOOP.

Comment franchir le péage
 
Ainsi, le Groupe Renault et le groupe Sanef ont lancé un projet pilote, en juin 2016, afin d’étudier le comportement des véhicules autonomes de Renault à l’approche des barrières de péage et des zones de travaux. Cette expérimentation est conduite en Normandie, sur l’autoroute A13 grâce à l’infrastructure connectée (V2X) développée par le groupe Sanef. Ce test continuera jusqu’au milieu de l’année 2018.
 
S’approcher de la barrière de péage est un point crucial avec l’absence de marquage au sol. Pour assurer le guidage, le véhicule autonome de Renault utilise des lignes virtuelles dérivées d’une carte haute définition des lieux. L’accès à la voie dédiée se fait à une vitesse inférieure à 30 km/h, tandis que les capteurs maintiennent le véhicule au centre de sa file.
 
Après le péage, durant la phase d’accélération, le même système de voie virtuelle est utilisé. Le véhicule est également capable de détecter les autres automobiles et adapte son comportement et sa trajectoire en conséquence.
 
Cette expérimentation, réalisée en France avec les prototypes autonomes mis au point par Renault représente une première étape, qui sera prochainement étendue à d'autres pays, annonce le communiqué commun.
 
F.G.
 
*V2X : vehicule-to-everything