A partir de fin avril 2011, les habitants de Rodez vont pourvoir toucher une aide de 200 euros pour acheter un vélo à assistance électrique (VAE).
Entre les bas quartiers de Rodez et les marches de l'imposante cathédrale Notre-Dame autour de laquelle s'organise la ville médiévale, il y a en plus de 100 mètres de dénivelé, et les meilleures volontés lâchent le guidon.

"C'est très pentu. Quand vous êtes au bord de l'Aveyron et que vous voulez monter une côte qu'on appelle la côte de Rodez, c'est difficile", explique le maire Christian Teyssèdre (PS). Il veut promouvoir la bicyclette au nom de l'environnement. Mais avec un tel relief, inutile de créer un système de vélos en libre-service comme à Paris ou Toulouse. Surtout, note le maire, quand la population se fait vieillissante.

Ses administrés ont donc le droit désormais à 200 euros de ristourne sur l'achat d'un vélo electrique, à condition de justifier de sa résidence dans la commune aveyronnaise, et d'y être contribuable. 


Entre 800 et 3 000 euros à l'achat

Autre condition : qu'il ait les moyens. Un vélo électrique coûte entre 800 et 3 000 euros, et c'est bien la raison pour laquelle ce moyen de transport peine à se développer, avouent les professionnels du cycle.
 
Pour l'instant, la municipalité n'a assorti son aide d'aucun critère de quotient social. Elle a alloué 10 000 euros de budget à ce projet, ce qui devrait permettre de subventionner une cinquantaine de vélos. Les élus veulent voir si la demande existe. "S'il faut faire plus, on fera plus dans les années qui viennent", dit le maire qui compte bientôt équiper les policiers et les agents municipaux de vélos à assistance électrique.

N.A (avec AFP)