Après les grèves contre la loi El Khomri, ce sont les ordonnances Pénicaud qui fâchent. "C'est ouvertement une loi pour les patrons" préfigurant "un projet plus global d'attaques sur le système social français", "une des plus grandes régressions sociales de ces dernières années", estime Sud-rail dans un communiqué daté du 1er septembre 2017.

Le troisième syndicat pointe notamment que "les CDD sont encore plus précarisés, les suppressions d'emplois collectives hors plan de sauvegarde de l'emploi sont permises".
 
Des arguments également développés par la CGT-cheminots, qui estime que les ordonnances vont "permettre aux directions d'entreprise d'aller plus vite dans leurs restructurations" et appelle à "stopper la marche libérale". Surtout, la CGT en profite pour attaquer la politique de la SNCF. Dans un communiqué daté du 5 septembre 2017, le syndicat dénonce "la politique du tout business au nom du marché et de la concurrence" de la direction. Et de citer le projet de loi sur l’ouverture à la concurrence dans le transport de voyageurs, le manque d’emplois, le contenu des métiers, le gel des salaires, la détérioration des conditions de travail.

Les deux syndicats ont d'ores et déjà déposé des préavis de grève, précise-t-on à la SNCF. Pour l'heure, seules la CGT et Solidaires appellent à une journée d'action le 12 septembre, avec le soutien de la FSU. FO a décidé de ne pas y participer. La CGT dénombre à ce jour 65 manifestations.
 
F.G. (avec AFP)