La ministre chargée des Transports a présenté, le 15 septembre 2017, les grandes lignes de à la Commission européenne et à ses collègues européens réunis à Francfort dans le cadre du dialogue à haut niveau sur la conduite automatisée et connectée organisé par l’Allemagne. Elisabeth Borne appellera de ses vœux des initiatives, tant au niveau européen qu’international, pour faire de l’Europe le leader mondial du véhicule autonome.
 
De nombreuses initiatives ont déjà été lancées sur le terrain, mais nécessitent désormais un cadre d’ensemble, explique l'exécutif dans un communiqué. Le travail réalisé par les services des ministères concernés, dans la perspective de finaliser une telle stratégie d’ici décembre 2017, va être prolongé par une première consultation des acteurs, privés et publics, concernés par la multiplicité des enjeux du développement du véhicule autonome.
 
Ainsi, le gouvernement a prévu de consulter les acteurs de la construction automobile, des transports, du numérique, de l’assurance, de la sécurité routière, ainsi que les collectivités locales, les associations d’usagers ou de consommateurs.
 
Une consultation plus large, associant le public, sera lancée en octobre. Cette consultation aura aussi vocation à alimenter les débats des Assises de la mobilité, qui seront lancées le 19 septembre et donc à nourrir la loi d’orientation sur les mobilités qui sera présentée début 2018 par le gouvernement.
 
Le développement du véhicule automatisé constitue un enjeu majeur pour la sécurité routière et, plus largement, pour le développement d’une mobilité durable. Il est aussi un enjeu économique majeur pour la filière automobile qui ne doit pas se laisser distancer dans cette compétition mondiale, tant en termes de technologies que de nouveaux modèles économiques.

F.G.