Les autocars Macron continuent d'attirer toujours plus de voyageurs. Près de 1,7 million de personnes ont emprunté les lignes d’autocar libéralisées au deuxième trimestre 2017, une fréquentation en hausse de 22% comparée au premier trimestre (1,35 million) et de 10% par rapport au même trimestre de référence en 2016.

L'observatoire des transports et de la mobilité de l'Arafer observe que le taux d’occupation est en légère augmentation, à près de 45% (contre 44%). Au total, 230 villes françaises étaient desservies au deuxième trimestre 2017, soit 26 de plus qu’au premier.

Un créneau gagnant
 
L'autorité de régulation constate que l’activité trimestrielle est marquée par un fort dynamisme des liaisons villes-aéroports avec 170.000 passagers contre 50.000 au premier trimestre. La navette entre Grenoble et l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry, lancée par OUIBUS le 31 mars 2017,  fait directement son entrée à la deuxième place des liaisons les plus fréquentées, derrière Lille-Paris et devant Lyon-Paris. En réalité,
une vraie fausse nouvelle liaison, car OUIBUS sous-traite son exploitation à l’opérateur d’origine, les Cars Faure.
 
Au total, huit aéroports sont desservis par des autocars, et celui de Lyon Saint-Exupéry est particulièrement bien relié aux villes environnantes dans un rayon de 100 kilomètres, avec notamment neuf lignes de type navettes qui proposent des fréquences élevées. OUIBUS, qui a investi ce créneau, devient leader de l’offre de trajets de moins de 100 kilomètres toutes types de liaisons confondues, devant FlixBus.
 
Les sept opérateurs commercialisant 1.297 liaisons. Parmi ceux-ci, les trois opérateurs nationaux : FlixBus (762 liaisons dont près de 500 en exclusivité), OUIBUS (382 liaisons, dont 57% en concurrence), Eurolines/Isilines (356 liaisons dont 63% en concurrence).

Une recette moyenne par passager en hausse
 
L'Arafer souligne que le chiffre d’affaires trimestriel du secteur a triplé depuis l’ouverture du marché en août 2015. Au deuxième trimestre 2017, il atteint près de 26 millions d’euros HT, soit une recette moyenne par trajet en hausse de 1,8 euro : 15,5 euros HT par trajet contre 13,8 euros HT au premier trimestre.
 
Le trajet moyen reste inchangé avec 322 kilomètres parcourus. Les prix continuent de remonter. La recette moyenne par passager passe d’environ 4,3 à 4,8 euros HT pour 100 kilomètres, en progression de 13% par rapport au 1er trimestre, et de 31% par rapport au même trimestre de référence en 2016.
Sans surprise, sur les liaisons proposées en exclusivité par un transporteur, la recette kilométrique est plus élevée : 6,6 euros HT en moyenne pour 100 kilomètres, portée notamment par l’effet "navettes aéroport".
 
F.G.